Conseil régional : pas de soutien aux arrêtés anti-pesticides

Conseil régional : pas de soutien aux arrêtés anti-pesticides

Publié le 31/10/2019

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Plénière. À la demande des élus écologistes, les élus régionaux ont examiné le 22 octobre une motion de soutien aux maires qui prennent des arrêtés anti-pesticides. Elle n’a pas été adoptée.

Alors que Léonore Moncond’huy (EELV, Vienne) s’était, dans son discours introductif, le 21 octobre, à nouveau félicitée de l’adoption de la feuille de route Neo Terra, tout en rappelant que « la transition s’accompagne, lorsqu’une décision est prise de manière brutale, les effets peuvent être contre-productifs », elle a invité dans le même temps les élus du Conseil régional réunis en plénière à voter la motion portée par son groupe, motion de soutien aux maires qui prennent des arrêtés anti-pesticides, à l’image de la mairie de Langouët ou, en Haute-Vienne, de Rilhac-Rancon.

Les élus écologistes de Nouvelle-Aquitaine ont apposé près du lac d’Arrémoulit une plaque « feu glacier Arriel » actant la disparition définitive du dernier glacier de la région. (Ph. EELV)

La motion a été débattue à la fin de la séance du 22 octobre. Jean-Louis Pagès (EELV, Haute-Vienne) l’a défendue tout en estimant qu’il ne s’agissait pas de stigmatiser ni « les maires qui ne prenaient pas de tels arrêtés ni les agriculteurs ». Une approche qui n’a pas convaincu Jean Dionis du Séjour (Union centriste, Lot-et-Garonne) : « Ce n’est que de la gesticulation et cela ne conduit qu’à exacerber les tensions entre les rurbains et les agriculteurs. »

Ne pas se faire plaisir

L’analyse est la même du côté de Lydia Héraud (PS, Gironde) : « Même si on dit que ce n’est pas de nature à stigmatiser, c’est ressenti comme ça. De plus, ces arrêtés sont illégaux, donc inefficaces, la seule conséquence est la création de tensions sur les territoires, alors que c’est sur les territoires que cette sortie des pesticides pourra se faire et doit se faire dans la concertation. »

Philippe Nauche (PS, Corrèze) a rappelé l’objectif de Neo Terra d’une sortie des pesticides à l’horizon 2030 et qu’il fallait tenir « cet objectif sans se faire plaisir au travers d’une motion ». Au sein du PS, une seule voix s’est élevée pour défendre la motion, celle de Jean-François Dauré (PS, Charente). Dans sa commune de La Couronne, où il brigue officiellement un troisième mandat, il a déjà pris un arrêté anti-pesticides. Il s’en est expliqué ainsi : « Lisez le rapport de l’Inserm, il est défendu par des centaines de médecins, par des scientifiques. On peut toujours dire : on va attendre 2030, je pense qu’il faut agir dès maintenant. Il est même soutenu par bon nombre d’agriculteurs. »

Yves D’Amécourt (LR, Gironde), qui à plusieurs reprises a dit son hostilité à une sortie totale des pesticides, s’est étonné de la position des écologistes : « Si tout le monde passe à la bio, alors on ne pourra pas satisfaire aux accords de Paris que nous avons signés, parce que la bio, pour se substituer aux pesticides, utilise les travaux mécaniques et que les travaux mécaniques dans notre pays sont propulsés par l’énergie fossile. On peut se donner des objectifs, mais faisons attention que ces objectifs ne soient pas contradictoires. » Le groupe LR n’a finalement pas pris part au vote.

La motion n’a pas été adoptée, une majorité d’élus se sont rangés à la position de Pierre Froustey (PS, Landes) et ont voté contre. L’élu avait jugé qu’après Neo Terra, il n’était « pas opportun de rompre la confiance et la démarche engagée », notamment avec le monde agricole, « une démarche concertée, construite, longuement négociée, bâtie en confiance avec les partenaires et les acteurs ».

En conclusion des débats, Alain Rousset a tenu à rappeler que « l’action structurelle que nous menons est bien la sortie des pesticides issus de fossiles. Les agriculteurs sont aujourd’hui en train de manifester, il y a trop de suicides dans le monde agricole, et je pense qu’il faut leur envoyer un signal de confiance ».

Stéphane Monnet

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