Mener de front sélection et engraissement

Mener de front sélection et engraissement

Publié le 23/09/2019

Agriculture > Bovins >

Portrait. Jean-Pierre Bonnet, très impliqué dans la filière aval bovin viande, est associé au sein du Gaec Bonnet-Boyer à Château-Chervix, qui met en avant la sélection mais aussi l’engraissement haute capacité.

Jean-Pierre Bonnet est bien connu du monde de la sélection et de l’élevage en Limousin. Ancien président de la section Haute-Vienne du Herd-Book limousin, il est président du GLBV depuis 2008 et, depuis plus récemment, président de Limousin Promotion.

Installé au Moulin de Gratoulet sur la commune de Château-Chervix depuis 1986, il est en Gaec avec Sylvain Boyer, son neveu, depuis fin 2014.

Jean-Pierre Bonnet est très engagé dans l’aval de la filière bovin viande. Président du GLBV (où il est très impliqué dans les filiales) et de Limousin Promotion, il est vice-président de Fil Rouge. Il est aussi président du Comité régional de filière (Corefi) bovin viande. Pour lui, il faut être présent dans l’aval pour défendre les intérêts des adhérents. (Ph. N. P.)

L’engraissement mis en avant

« Quand je me suis installé en 1986 en Gaec avec ma mère, l’exploitation comptait 60 ha, une quarantaine de vaches limousines et une centaine de brebis. Le troupeau de limousines était déjà en sélection depuis mes grands-parents », indique Jean-Pierre Bonnet.

Il a démarré l’engraissement de ses produits en 1992. Un premier bâtiment de 100 places est alors mis en place. Depuis le début des années 2010, cette activité s’est développée avec la construction de deux bâtiments de 160 puis de 120 places.

Aujourd’hui, le Gaec Bonnet-Boyer exploite une SAU de 230 ha, pour un troupeau de 100 vaches inscrites (conduites avec quatre taureaux dont deux sans cornes) et un atelier d’engraissement dérogataire de 380 places, qui accueille des broutards mis en place par le GLBV. « Nous sortons ainsi entre 600 et 700 animaux engraissés ou repoussés par an », indique Jean-Pierre Bonnet.

Les cultures privilégiées

Les 230 ha de l’exploitation permettent la culture de 35 ha de céréales d’autoconsommation (blé, orge et triticale) et de 65 ha de maïs dont la moitié est cultivée en plasticulture. Ce principe (une bande plastique est étalée sur le sol et le maïs est piqué dessus) permet d’utiliser des variétés d’indices plus tardifs (450 à 500), le plastique concentrant la chaleur au pied de la plante, ce qui favorise la levée. Le maïs est récolté pour partie en maïs ensilage et, depuis 7 à 8 ans, en ensilage d’épis (épis et hampes). Ce produit, plus concentré que le maïs ensilage plante entière mais qui a quand même de la fibre (hampes), est prisé des engraisseurs car il permet d’avoir des rations stables toute l’année.

Le reste de la SAU comprend essentiellement des prairies naturelles qui permettent de récolter le foin et d’assurer le pâturage des vaches. Les terres labourables sont d’abord destinées aux cultures, de plus en plus souvent implantées grâce aux techniques culturales simplifiées (TCS). Les ensilages d’herbe sont faits à partir des dérobées mises en place derrière les maïs. Si les associés du Gaec font encore un peu de ray-grass d’Italie, ils privilégient de plus en plus le méteil car la reprise sans labour est plus facile.

Élevage : la sélection privilégiée

Les vêlages ont lieu en septembre-octobre puis de décembre à février. Chaque année, une dizaine de mâles est conservée pour la reproduction (ils sont triés au sevrage). Les meilleurs entrent à la station de Lanaud, les autres sont proposés à la vente du GLBV. Les mâles restants sont engraissés et vendus en taurillons lourds de 400 à 420 kg de carcasse.

Les génisses sont triées à 18 mois. 25 sont conservées pour le renouvellement, les autres sont pour l’essentiel commercialisées en génisses de Lyon.

Aujourd’hui, Jean-Pierre Bonnet regrette que le travail des engraisseurs soit si peu valorisé, d’autant plus que les bonnes années sont de plus en plus rares... Il aurait vraiment souhaité que les Egalim soient suivis d’effet en se traduisant par de meilleurs prix directement chez les éleveurs.

Quoi qu’il en soit, cet élevage innovant, porté vers la finition des animaux et la sélection sera présent au National limousin à Périgueux où il présentera quatre animaux.

NATHALIE PÉNELOUX

Hors-Série

Hors-serie

Je commande le hors-série spécial championnat de tonte de moutons

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal Union & Territoires

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
pluie modérée

13°

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -