Principales maladies responsables de boiteries chez les bovins

Principales maladies responsables de boiteries chez les bovins

Publié le 14/07/2015

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Il existe différentes causes de boiteries chez les bovins : certaines sont d’origine infectieuse, d’autres plutôt d’ordre mécanique et quelques-unes de source traumatique. Il est important de savoir les distinguer, certaines étant contagieuses ou nécessitant un traitement particulier.

Pathologies infectieuses du pied

• Le panaris (ou piétin ou phlegmon interdigité)

• La pododermatite traumatique septique (ou clou de rue)

• Le fourchet (ou crapaud ou dermatite interdigitée)

• La maladie de Mortellaro (ou dermatite digitée)

• L’ulcère de la sole et cerise

• La limace 

Pathologie non infectieuse du pied

• La fourbure (ou pododermatite aseptique diffuse)

Pathologies infectieuses du pied

• Le panaris (ou piétin ou phlegmon interdigité)

Le panaris correspond à infection localisée entre les deux doigts qui fait souvent suite à une blessure. Il s’agit d’une affection fréquente, responsable d’environ 20 % des boiteries chez les bovins.

La boiterie est d’apparition soudaine, très douloureuse : l’animal évite l’appui sur le membre. La zone entre les deux doigts est enflée, rouge, chaude (photo 1 ci-contre) et s’accompagne éventuellement de fièvre. Le traitement repose sur l’utilisation d’antibiotiques par voie locale (spray) et par voie injectable. La prévention consiste à limiter l’humidité des sols (drainage des passages humides, asséchants litière…) et éviter les sols caillouteux ou les gravillons.

• La pododermatite traumatique septique (ou clou de rue)

La pododermatite traumatique septique est consécutive à la présence d’un corps étranger (fil de fer, clou, gravier…) enfoncé dans le pied occasionnant une infection profonde des tissus.

La boiterie est d’apparition brutale, la douleur est violente suite à l’accumulation de pus sous pression dans le sabot : le bovin ne pose plus le pied par terre. Le point de pénétration du corps étranger (photo 3 : flèche rouge) est souvent très discret mais les lésions profondes, visibles après parage sont souvent très étendues.

Le traitement comprend un parage curatif afin d’éliminer le pus, les tissus nécrosés… Après désinfection, un pansement sec imperméable peut être appliqué sur la plaie. En fonction de l’étendue des lésions, un traitement antibiotique injectable est parfois nécessaire, de même que la pose d’une semelle sur l’onglon sain.

• Le fourchet (ou crapaud ou dermatite interdigitée)

Le fourchet correspond à une inflammation débutant entre les onglons et s’étendant aux talons. Des fissures en V plus ou moins profondes apparaissent dans les talons. La corne produite est de mauvaise qualité et de couleur noire formant des sillons noirs, (photo 4 : flèches rouges) caractéristiques du fourchet, dans la corne des talons.

La boiterie est d’apparition progressive, d’intensité modérée, le bovin cherche à soulager son talon. L’onglon s’allonge et devient plus haut.

Le traitement consiste en un parage curatif pour dégager les crevasses (enlever la corne morte noire), le passage des animaux dans un pédiluve et l’administration d’un antibactérien par voie locale.

Attention, des lésions de complications peuvent s’ajouter au fourchet : ulcère/cerise ou limace.

• La maladie de Mortellaro (ou dermatite digitée)

La maladie de Mortellaro correspond à une inflammation de la couronne des onglons, le plus souvent localisée au niveau des talons. Attention, il s’agit d’une maladie contagieuse !

La boiterie est franche sans inflammation visible du pied. Les bovins marchent sur la pointe du pied, la douleur étant principalement localisée au niveau du talon. Les lésions sont caractéristiques : ulcères circulaires ou ovales, dépilés au centre, à la surface rouge rugueuse évoquant l’aspect d’une framboise (photo 2) et entourés d’un liseré blanc. Elles sont souvent malodorantes (odeur aigrelette) et saignent facilement.

Un traitement local associé à un curage de l’ulcère constitue le traitement de choix. Il est impératif d’agir rapidement car une vache infectée peut contaminer ses congénères via l’environnement. Dans ce cas, un traitement collectif préventif par pédiluve doit être envisagé.

Attention, cette maladie s’achète, et peut contaminer une grande partie d’un troupeau. Ainsi, à l’achat, il est important d’assurer une quarantaine et d’examiner les pieds des bovins nouvellement introduits.

• L’ulcère de la sole et cerise

L’ulcère de la sole est une complication du fourchet ou de la fourbure.

La douleur est d’apparition progressive, et peut devenir très violente en cas d’ulcère compliqué.

L’ulcère correspond à un « trou » : zone décolorée plus ou moins profonde au niveau de la sole. Un tissu de granulation correspondant à un morceau de chair peut parfois se former pour combler l’ulcère. Cette lésion rouge formée à la surface de l’ulcère est appelée cerise (photo 5 : rond rouge).

Le traitement repose sur un parage autour de l’ulcère pour soulager la pression, la cerise se résorbera alors naturellement. Il est en effet déconseillé de couper ou de brûler la cerise. La pose d’une talonnette sous l’autre onglon est parfois recommandée.

• La limace 

La limace est parfois une complication du fourchet.

Il s’agit d’une masse de la grosseur d’un pouce (photo 6) apparaissant entre les onglons.

La boiterie est inexistante sauf si la masse est infectée.

Il est recommandé de ne pas toucher à la limace, à moins qu’elle ne soit infectée ou ulcérée ; dans ce cas, il faut l’enlever. En prévention, le parage autour de la lésion permet d’éviter les infections.

Il est déconseillé de conserver les lignées de vaches touchées.

Pathologie non infectieuse du pied

• La fourbure (ou pododermatite aseptique diffuse)

La fourbure est une inflammation du pied qui n’est pas liée à une infection bactérienne. Plusieurs facteurs de risque sont recensés tels que l’alimentation (ration acidogène riche en concentrés), le vêlage (stress, problèmes circulatoires), le logement (fortes dénivellations), mais aussi des prédispositions génétiques.

— La forme aiguë, peu fréquente, se manifeste par une boiterie violente sur plusieurs pieds, suite à l’ingestion d’un excès de concentrés ou suite à une infection sévère (mammite, métrite). Les animaux peinent à se déplacer ou à tenir debout, ont le dos voussé. Les onglons sont chauds et douloureux.

— La forme subaiguë, plus fréquente, apparaît progressivement. Les bovins marchent comme sur des œufs, les jarrets serrés et les pieds écartés. La sole prend une coloration jaune sale et présente des traces hémorragiques appelées bleimes (photo 7 : flèche rouge). Des lésions de complications peuvent ensuite apparaître comme un ulcère de la sole éventuellement complété par une cerise.

— La forme chronique se traduit par une démarche devenant de plus en plus sensible, des animaux amaigris.

Les onglons sont déformés (photo 8) : les cercles de croissance ne sont plus parallèles à la couronne, révélant une mauvaise pousse de la corne.

Le traitement est le parage curatif qui permet d’éliminer les lésions cicatricielles associé à un parage préventif régulier dont le but est de limiter la déformation des onglons.

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