Réussir sa vie à Limoges, à Solignac...

Réussir sa vie à Limoges, à Solignac...

Publié le 15/11/2019

Ruralite >

Rendez-vous. La deuxième édition de Now a permis au monde économique local de mettre en avant les atouts du territoire, que ce soit des entreprises bien implantées ou des startups.

Aurore Thibaud, fondatrice de Laou, l’agence qui dit aux cadres de la région parisienne qu’il est possible de travailler ailleurs, même à Limoges ! (Ph. S. M.)

Pour la seconde édition de son événement économique, Limoges Métropole avait recentré les interventions sur les acteurs locaux. Cette fois, les intervenants n’étaient pas sur scène mais devant les gradins, à portée de main. Tous les domaines étaient représentées, de la fabrication d’essieux pour engins lourds de Texelis aux produits d’entretien et cosmétiques biologiques de Solibio, en passant par le numérique. Différentes startups ou des sociétés implantées depuis longtemps en Limousin comme Tripnity (spécialisée dans le big data) ont été mises en avant.
Aurore Thibaud est la fondatrice de Laou, une plateforme numérique « dédiée aux entreprises en province qui recherchent des profils en tension » et n’arrivent pas à les faire venir. Aurore Thibaud est née dans le nord de la Haute-Vienne, dans une famille d’éleveurs qui lui a donné la passion d’entreprendre. Après un passage en région parisienne, elle a fait le constat que la vie dans la capitale française n’était pas pour elle. « J’avais pourtant quitté le Limousin en disant, je ne reviendrai jamais », a-t-elle raconté, persuadée que pour réussir sa vie, « il fallait monter à Paris ».

Y a pas le TGV
Elle a finalement créé Laou en se disant que si elle avait finalement fui Paris, d’autres pouvaient avoir la même envie, sans jamais oser. Avec une amie, Perrine, elle fonde Laou avec l’ambition de « faire déménager 1 000 personnes en cinq ans et d’aider 1 000 entreprises à trouver de nouveaux talents ». Maintenant, elle passe son temps à dire à des candidats que les villes de province sont le paradis. Pour Limoges, elle a identifié plusieurs difficultés, notamment « l’image que nous nous faisons tous de ce territoire. Un limougeaud ne va pas vous dire ce qu’on trouve à Limoges, il va vous dire : à Limoges, y a pas le TGV ! »
Aurore Thibaud a creusé cette histoire de TGV en se posant la question « Est-ce que le TGV rend heureux ? » Elle a cherché des études sur le sujet. Elle n’en a pas trouvées. Mais en approfondissant ses recherches sur le bonheur et la longévité, elle a constaté que dans les éléments déterminants retenus par des sociologues de l’université d’Harvard, il n’y avait « pas l’argent, pas le pouvoir, pas le travail et pas le TGV mais les relations sociales que nous entretenons les uns avec les autres, et ça, à Limoges, nous l’avons ! »

Salaire minimum à 1 500 euros
Sébastien Tharaud, de Tripnity, n’était pas venu parler de son parcours mais du mode de gestion de son entreprise. « Nous menons beaucoup de réflexion en lien avec le bien-être au travail, a-t-il détaillé. Par exemple, avoir des locaux volumineux, à Limoges, c’est simple et pas cher. Mettre ensuite un baby foot, une table de ping-pong, ce sont des clichés, ce n’est pas ça qui marche. Les gens ont des besoins essentiels pour assurer leur sécurité et leurs besoins physiologiques. Il y a une corrélation entre l’argent qu’on gagne et le coût de la vie du territoire où on est. À partir de là, nous avons déterminé quel budget il fallait pour avoir ici un logement décent et se nourrir en bio. On en a fait notre salaire minimum : 1 500 euros net, avant bonus. »
Le management au sein de l’entreprise Solibio a aussi intrigué les spectateurs. À la fin des présentations, une question a été posée à Odile et Jean-Loup Bernard, les directeurs de cet établissement installé à Solignac, « où il ne manque que la mer », d’après la fondatrice. La question était : le management contribue-t-il à la réussite de votre entreprise ? Alors qu’Odile hésitait, trouvant la question difficile, Jean-Loup a pris le micro : « Oui, il faut que le management libère les forces vives de l’entreprise. » Odile a complété finalement ce début de réponse  : « Chez nous, il arrive que les cadres retournent travailler dans l’atelier. Aux jeunes cadres, nous disons : allez vous mettre sous les ordres du technicien ou de l’opérateur chargé de la ligne, c’est leur travail au quotidien, ils vous apprendront beaucoup. »
Charles-Antoine de Barbuat est le directeur de Texelis dont il a porté le plan de reprise en 2018 avec les fonds Siparex, Bpifrance et Crédit Agricole. L’entreprise installée à l’ancienne arsenal de Limoges emploie aujourd’hui 339 salariés. Dans le public, quelqu’un lui a demandé que fallait-il pour reprendre une entreprise industrielle ? Charles-Antoine de Barbuat n’a pas hésité, il a saisi le micro et répondu : « D’abord, il faut bien la choisir et ensuite bien s’entourer. Une entreprise, c’est une somme d’expertises. »
Stéphane Monnet

Hors-Série

Hors-serie

Je commande le hors-série spécial championnat de tonte de moutons

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal Union & Territoires

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
averses éparses

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -