La RN147 n’apparaît pas dans le projet de loi d’orientation des mobilités

La RN147 n’apparaît pas dans le projet de loi d’orientation des mobilités

Publié le 13/12/2018

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Le titre IV du projet de loi d’orientation des mobilités « établit la programmation des investissements de l’État dans les transports. Il fixe la stratégie d’investissement de l’État dans les systèmes de transports pour les dix prochaines années. » Décliné en cinq priorités, il entend notamment « accélérer le désenclavement routier des villes moyennes et des territoires ruraux ». Une enveloppe d’1 Md sur 10 ans y sera consacrée.

Élisabeth Borne, ministre chargée des transports, est venue en juillet en Haute-Vienne (Elle a notamment visité l’entreprise Roulaud à Saint-Laurent-sur-Gorre, notre photo). Elle a présenté le 26 novembre, en conseil des ministres, son projet de loi d’orientation des mobilités (Lom). Il devrait être débattu au parlement en début d’année prochaine. (Ph. Stéphane Monnet)

Après la visite et les affirmations de la ministre Elisabeth Borne en Haute-Vienne le 16 juillet, les élus locaux espéraient qu’il serait fait mention de la RN 147. Il n’en est rien. Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental de Haute-Vienne s’en est ému dans un communiqué  : malgré le fait que la ministre « ait acté lors de sa venue à Limoges cet été que la sécurisation de cet axe était une priorité pour l’État, la RN 147 n’est pas mentionnée une seule fois dans le projet de loi. » Jean-Claude Leblois espère que « l’étude sur la concessibilité autoroutière qui a été lancée suite au lobbying important mené par certains ne sera pas à nouveau un prétexte pour l’État de repousser aux calendes grecques la mise à 2x2 voies, comme cela l’avait été en 2011 lors de la désinscription de la RN 147 du schéma national des itinéraires terrestres suite au projet autoroutier Polis. »

Pierre Massy, président de la CCI de Limoges, s’est dit conforté dans sa volonté de pousser un projet d’autoroute concédée assurant que « pour la première fois depuis des lustres un consensus voit le jour entre la Vienne et la Haute-Vienne. »

Le projet de loi qui doit encore passer devant le Parlement indique que « l’État prévoit donc de porter un programme concernant une vingtaine d’itinéraires routiers au sein des contrats de plan État-Région, pour un montant total de 1 Md sur 10 ans, destinés à améliorer la qualité de la desserte par le réseau routier national de villes moyennes et de territoires ruraux notamment en termes de sécurité et de niveau de service. Il s’agit d’opérations très concrètes sur les itinéraires existants pour la qualité de vie dans les territoires concernés : déviations courtes, aménagements de traversées d’agglomérations, de créneaux de dépassement, de rectifications de virages ou des aménagements de carrefours. Sur ces itinéraires en effet, plutôt que reporter de manière répétée une mise complète à 2x2 voies, il est souvent préférable de privilégier de tels aménagements ponctuels mais dont la mise en œuvre peut être rapide. »

Pour le député Jean-Baptiste Djebbari, le texte confirme ce qu’il dit depuis plusieurs semaines  : « Pour une mise à 2x2 voies de la RN147, il faut 1 milliard d’euros. Le budget en France pour toutes les routes, c’est 1 milliard d’euros, on n’aura donc pas de RN147 en 2x2 voies, car le budget ne le permet pas. Dans les prochains mois, il faudra dire la vérité, quelles sont les conséquences de nos actions, quel prix sera payé par les usagers s’il y a une autoroute concédée, quelle est l’acceptabilité sociale de nos politiques de transports. »

Marie-Ange Magne, députée de la circonscription de Bellac, n’est toujours pas convaincue par le projet d’autoroute concédée. « Si on a une autoroute parallèle à la 147, ce qui était le projet du président de la CCI, d’après ce qu’on me dit à Paris, elle ne serait pas rentable. L’État serait obligé d’attribuer une subvention de compensation de 70 %. Ce n’est quand même pas rien. Et je comprends que dans ce cas des opérateurs privés soient intéressés. Ou alors, c’est une 2x2 voies, peut-être pas en continu, mais au moins sur les zones les plus accidentogènes, et finalement le prix serait à peu près le même pour l’État. Une autoroute concédée, c’est faire payer un péage. S’il y a des sorties tous les 30-40 km, il n’y a pas de sortie entre Limoges et Bellac... Je considère qu’il faudrait déjà que les travaux actés soient commencés. Le tracé Magenta de 6 km a été validé, il faut que ça commence. Il faut que les crédits soient débloqués. Mon rôle est que le nord de la Haute-Vienne soit desservi et qu’on ne laisse pas mourir Bellac. »

S. M.

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