Un livre pour questionner la gauche

Publié le 12/01/2019

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Politique. Coordonné par un collectif de cinq élus locaux de toute la France, le livre « De la gauche en commun aux nouveaux possibles » s’interroge sur les défaillances de la gauche et sur la place qu’elle doit désormais prendre.

Après la cuisante défaite aux dernières élections et la défection d’élus de premier plan, le Parti socialiste est confronté à la question de son avenir. Au-delà des rangs de l’ancien parti de la rue Solférino (le siège historique a été vendu), la récente réunification du Parti radical (entre les radicaux de gauche et les valoisiens) met en évidence la crise idéologique que vit la gauche dite de gouvernement.

Gulsen Yildirim, première secrétaire de la fédération socialiste de Haute-Vienne, a participé à l’élaboration du livre « De la gauche en commun aux nouveaux possibles ». (Ph. E. Dueso)

Au sein du Parti socialiste, des réflexions sont menées, à la fois pour tirer le bilan des dernières présidentielles mais aussi pour construire un nouveau projet politique. Un groupe d’élus a travaillé sur diverses contributions, produites notamment à l’occasion du dernier congrès. Ce collectif s’est intitulé « La gauche en commun » et comprend dans ses rangs Gulsen Yildirim, première secrétaire de la fédération socialiste de Haute-Vienne. Il a récemment publié un livre, aux éditions UPPR, qui a pour objet de redéfinir la place de la gauche sur l’échiquier politique.

L’ouvrage débute sur une autocritique assez dure des manquements et des déviances du Parti socialiste par rapport à sa ligne idéologique. Ainsi, les auteurs déplorent que le social ait été délaissé au profit du sociétal, que la priorité n’ait plus été donnée à la résolution des inégalités économiques : « Le glissement du social au sociétal, après avoir été une nuance deviendra une tactique politique devant les difficultés économiques et budgétaires et l’incapacité à imposer au capitalisme une répartition plus efficace.»

Écrit sous la direction d’élus locaux, « De la gauche en commun aux nouveaux possibles » procède de l’idée qu’il faut « partir des territoires, là où les gens vivent. [...] On estime que le territoire est l’espace des communs : l’eau, l’air, la culture, là où l’on partage », explique Gulsen Yildirim. Pour l’élue haut-viennoise, « la gauche ne peut se reconstruire que si elle est en commun, cela suppose de dépasser les appareils politiques traditionnels ».

Les auteurs du livre font le constat d’une souffrance réelle qui traverse la société française (traduite notamment par l’état de santé psychologique des citoyens) et de la nécessité de prendre en compte ce ressenti. Ce mal-être s’explique pour eux par le délaissement de certains territoires (quartiers difficiles, ruralité...), des exigences de performance intenables et la culpabilisation des individus qui n’y parviennent pas mais aussi l’inquiétude créée par les mutations technologiques et économiques. Or, ces évolutions peuvent aussi offrir des opportunités pour les territoires si elle sont laissées à la main d’acteurs vertueux. Les auteurs citent à ce sujet l’importance pour l’économie sociale et solidaire de se saisir de ces enjeux.

Dans ce renouveau des territoires en tant que lien entre les citoyens, la culture doit jouer un rôle de premier plan, estiment-ils. « Notre pari est que la culture, l’art, comme le numérique, apparaissent comme des éléments de cohésion dans une société profondément déstabilisée, au plan individuel et collectif. »

L’ouvrage se veut le point de départ d’une réflexion et non un programme prêt à l’emploi. « Il n’est pas là pour donner des solutions miracle, c’est un travail qui mérite d’être débattu et critiqué », note Gulsen Yildirim. Il sera présenté dans les fédérations socialistes et lors d’événements à Paris et Strasbourg.

ESTELLE DUESO

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Les chasseurs vont quitter le Safran

Publié le 05/01/2019

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Les chasseurs ont largement approuvé, le 14 décembre, le projet de déménagement.

La Fédération départementale des chasseurs de la Haute-Vienne a tenu, le 14 décembre, une assemblée générale extraordinaire qui ne comportait qu’un seul dossier à l’ordre du jour : « Évoquer l’avenir de notre siège social et uniquement cela, a rappelé en préambule le président, Christian Groleau. C’est un sujet extrêmement important et c’est parce qu’il sort de l’ordinaire que nous avons voulu lui dédier une assemblée générale spécifique afin de prendre le temps de bien vous le présenter, de tout se dire, pour tout partager. »

 Assemblée générale extraordinaire de la Fédération départemen- tale des chasseurs de la Haute-Vienne, avec un seul dossier à l’ordre du jour : le déménagement du siège social fédéral. (Ph. Stéphane Monnet)

Films avec représentation en 3D du site retenu, interventions du trésorier, du président et des partenaires institutionnels, échanges avec la salle ; au terme d’une assemblée rondement menée, les chasseurs ont largement approuvé lors d’un vote à bulletin secret (98,7 % des voix) le projet proposé par le conseil d’administration : vendre les locaux du Safran et réhabiliter en « Maison de la nature » une grange qui domine le lac d’Uzurat.

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En Haute-Vienne, Édouard Philippe prend le pouls des départements ruraux

Publié le 27/12/2018

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Politique. Le Premier ministre était en visite en Haute-Vienne vendredi dernier, à Saint-Yrieix-la-Perche et à Limoges. Il a rencontré les élus et deux délégations de gilets jaunes.

Pour sa première visite en province depuis le début de la crise des gilets jaunes, Édouard Philippe, Premier ministre, était en déplacement en Haute-Vienne le 21?décembre dernier. À Saint-Yrieix-la-Perche comme à Limoges, des manifestations ont ponctué son parcours : gilets jaunes dans les deux villes et avocats devant la mairie de Limoges. Le chef du gouvernement, qui devait préciser les modalités du grand débat national annoncé par le Président de la République, n’a sans doute pas pu se rassurer sur la popularité des réformes engagées en venant dans la capitale du Limousin.


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L’audiovisuel public est l’affaire de tous

Publié le 15/12/2018

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Parlement. Alors que la loi de finances 2019 est en discussion, Marie-Ange Magne signe un rapport sur le budget de la culture et celui de l’audiovisuel public. La députée s’est notamment intéressée au devenir de la redevance télé.

Depuis 2014 et l’annonce par François Hollande d’une possible réforme de la contribution à l’audiovisuel public (Cap), plus connue sous le nom de « redevance télé », le sujet refait régulièrement surface. Pendant l’été, l’ex-ministre de la Culture, Françoise Nyssen, avait déclaré lors d’un déplacement à La Rochelle : « La redevance TV doit être déconnectée de la détention d’un téléviseur en 2020 ». Une proposition aussitôt écartée par les autres ténors du gouvernement d’alors. La péripétie n’a pas dû aider François Nyssen à conserver sa place lors du remaniement d’octobre 2018.

Marie-Ange Magne, députée de la 3e circonscription de la Haute-Vienne, à sa permanence parlementaire à Limoges le 26 novembre. (Ph. Stéphane Monnet)

Le sujet est sensible. Encore plus aujourd’hui avec l’ampleur prise par le mouvement anti-taxes des gilets jaunes. La députée du nord de la Haute-Vienne, Marie-Ange Magne, vient de s’intéresser de près à cette question. Dans le cadre de l’examen de la loi de finances 2019, elle a signé le rapport spécial consacré aux « médias, livre et industries culturelles, avances à l’audiovisuel public ». Derrière ce titre aride, l’élue s’est penchée sur les crédits affectés par l’État à tous ces domaines.

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Une vocation touristique à renforcer

Publié le 13/12/2018

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Économie. Réunis pour des assises dédiées à leur secteur, les professionnels du tourisme ont pointé les atouts et handicaps du département pour developper son attractivité.

Le Conseil départemental organisait récemment les assises du tourisme. Il s’agissait de recueillir les attentes et retours d’expérience des professionnels du secteur réunis en groupes de travail. La journée a rassemblé 120 acteurs du tourisme. Leurs remarques et propositions feront l’objet d’une présentation aux élus et de décisions politiques en février, lors de la séance plénière du Conseil départemental (voir encadré ci-dessous). En application de la loi NOTRe, les départements ont désormais compétence pour la gestion des équipements touristiques, l’élaboration du schéma départemental du tourisme ou celle des itinéraires de randonnée. En ouverture de la journée d’assises, Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental, a fait remarquer que s’il considérait que le département possédait « un potentiel fort à développer » en matière touristique, il y avait « un enjeu d’équilibre et de développement des territoires pour que les retombées bénéficient à l’ensemble de nos communes ». L’intervention des collectivités doit d’ailleurs favoriser cet équilibre : « Il n’y a pas de développement touristique sans investissement préalable des collectivités », notait-il avant de citer l’exemple de Saint-Pardoux qui a enregistré 350 000 visiteurs cette année. Pour le président du Conseil départemental, le territoire doit avant tout « proposer une offre de séjour plus longue ».

Château de Chalucet (Ph. S. Monnet)

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