Saint-Junien : la mobilisation a payé

Saint-Junien : la mobilisation a payé

Publié le 07/02/2019

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Santé. Âprement défendu par les élus et les habitants du territoire, l’hôpital de Saint-Junien a échappé à la disparition d’une partie de ses services.

Àl’issue de la manifestation de novembre dernier à Saint-Junien qui avait réuni 3 000 personnes inquiètes du devenir de l’hôpital, l’engagement était pris de rencontrer la ministre de la Santé pour lui faire part de la nécessité de maintenir un établissement de santé complet entre Limoges et Angoulême. Agnès Buzyn a décliné la demande de rendez-vous mais a mandaté le directeur régional de la santé de Nouvelle-Aquitaine pour recevoir les Saint-Juniauds.

La manifestation du 10 novembre avait réuni une impressionnante foule dans les rues de Saint-Junien. (Ph. E. Dueso)

Le 1er février, une délégation de 14 personnes emmenée par le maire de la commune, Pierre Allard, et comprenant « des élus des collectivités qui siègent au conseil de surveillance de l’hôpital, des représentants des salariés, des représentants des familles et quelques personnes qui ont apporté leurs connaissances techniques », était reçue à Bordeaux par Michel Laforcade, directeur de l’agence régionale de santé (ARS). Elle était accompagnée d’une cinquantaine de citoyens et a remis une pétition rassemblant 14 000 signatures à Michel Laforcade.

Retour de l’oncologie

« Il y avait plusieurs questionsexplique Pierre Allard. D’une part le devenir de l’hopital de Saint-Junien, d’autre part, le retour du service oncologie puisque ce service a été déplacé sur le CHU de Limoges. La troisième question, c’était d’étudier d’autres possibilités de développement de disciplines médicales sur le site de Saint-Junien. Il faut savoir que sur le site de Saint-Junien, il est passé l’an dernier 50 000 patients et 20 000 actes chirurgicaux on été effectués. »

Reconnaissance du caractère indispensable de cet hôpital, prise en compte de la forte mobilisation de novembre ou combinaison de ces deux facteurs, la réponse donnée par le directeur de l’ARS était en tout cas à la hauteur des attentes. « Michel Laforcade a bien précisé devant la délégation que le centre hospitalier de Saint-Junien devait perdurer en tant qu’hôpital de territoire, ce qui est particulièrement important puisque ça le positionne clairement comme troisième hôpital entre Angoulême et Limoges avec, nous a-t-il dit, le maintien de l’ensemble des disciplines qu’il y a aujourd’hui à Saint-Junien. D’autre part, il a indiqué que l’oncologie devait revenir à Saint-Junien avant la fin du premier semestre et que c’était une exigence de la part de l’agence régionale de santé. [...] Pour les autres services, j’ai proposé que l’on réfléchisse à l’ophtalmologie, à travailler en partenariat public-privé sur l’hôpital donc à développer plus que ça ne l’est aujourd’hui (on a déjà une ohptalmo qui est là avec une personne qui la seconde). L’ARS est tout à fait prête à travailler sur ce dossier avec nous. »

Un outil opérationnel

Pour le maire de Saint-Junien, l’hôpital est au niveau pour offrir un service de soins pluridisciplinaire adapté. « Sur les trois dernières années, il y a eu des investissements sur quatre blocs opératoires ultra-modernes. Et dans les dix dernières années sont arrivés l’IRM, le scanner, la construction d’une structure gériatrique de 80 lits... On a tout ce qu’il faut pour fonctionner. » L’élu ajoute que, depuis une quinzaine d’années, les équipes d’inspection de la haute autorité de santé n’ont rien trouvé à redire et ont renouvelé la certification.

Malgré les assurances du directeur de la santé pour l’avenir proche de l’hôpital, il reste à l’établissement, comme à tous les autres hôpitaux publics, à relever deux défis de taille : les déficits engendrés par le système de la tarification à l’acte et les difficultés de recrutement de personnel, en particulier de médecins. « Dans la tarification à l’activité, chaque acte correspond à un remboursement et on sait que pour certains actes, le remboursement n’est pas à la hauteur des frais engagés par les hôpitaux. Quand vous ajoutez à cela la démographie médicale et que vous êtes obligés d’aller chercher des médecins remplaçants intérimaires que vous payez entre 1 000 et 2 000 euros la journée, ça vous donne une idée du déficit. » L’élu saint-juniaud a cependant bon espoir car il semblerait que la tarification à l’acte soit remise en cause au ministère. Pour l’heure, les usagers et personnels attendent la traduction en actes des engagements de l’ARS.

ESTELLE DUESO

 

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