Sans tirs létaux pas de cohabitation

Sans tirs létaux pas de cohabitation

Publié le 08/04/2019

Agriculture >

Loup. Une réunion de concertation entre les éleveurs et le monde cynégétique a été organisée le 29 mars, par un conseiller régional LR-CPNT, Eddie Puyjalon, élu de la Gironde.

(De g. à dr.) Yves De Launay, Mélanie Brunet, Guillaume Guerin et Eddie Puyjalon. (Ph. Thierry Ganteil)

Eddie Puyjalon, conseiller régional nouvelle Aquitaine de la Gironde et également président de CPNT (Chasse pêche nature et tradition), a organisé le 29 mars une réunion de concertation avec le monde de l’élevage et cynégétique sur le loup, au Safran à Limoges. Mélanie Brunet de l’Aveyron, coprésidente de la Fédération nationale de défense du pastoralisme, et Yves De Launay d’Eymoutiers, de l’association « Préservons nos troupeaux en limousin », ont été associés à cette réunion. Les conseillers régionaux Cyril Victor de la Creuse et Guillaume Guérin de la Haute-Vienne ont également participé à cette réunion. On notait aussi la présence des présidents de la Chambre d’agriculture de la Creuse et de la Haute-Vienne. Un film d’une trentaine de minutes a présenté un point de situation de l’évolution de l’implantation du loup en France et le bilan des dégâts sur les troupeaux.

Le premier constat, c’est la formidable capacité du loup à s’adapter aux situations qu’il rencontre. Avec la mise en place de moyens de protection, les attaques diurnes ont pris le pas sur les attaques nocturnes et les troupeaux protégés par des chiens ou des clôtures sont toujours attaqués.

Loup = élevage en recul

Le second constat indique que dans les zones où le loup est présent l’élevage recule.

Le troisième, c’est le changement de comportement du loup qui craint de moins en moins l’homme, compte tenu de son statut d’animal protégé.

Le quatrième constat porte sur l’évolution du comportement des ongulés (chevreuils, cerfs, sangliers…) qui en présence du loup deviennent de plus en plus méfiants, ce qui rend leur prédation de plus en plus difficile. Le loup préfère alors les proies plus faciles et il se tourne vers les animaux d’élevage.

Après les diverses interventions, les participants semblaient partager le choix de réaliser des tirs défensifs létaux et la mise en place d’une communication en direction des citadins pour expliquer le calvaire des éleveurs avec le retour du loup afin qu’ils adhèrent à la notion de régulation de cette espèce qui se développe actuellement sur le territoire national et qui est probablement déjà présente en Limousin.

Thierry Ganteil


Loup ou éleveur, il faut choisir !

Le loup n’est pas une espèce rare et menacée. Il est en progression sur tous les continents, remarquablement adapté à tous les environnements : forêt, grandes plaines céréalières, montagne, abords des grandes villes.

Partout où le loup est arrivé, le loup a fortement remis en question le métier d’éleveur et a imposé un surplus de travail considérable pour un bien-être des brebis qui s’est dégradé.

Que nous dit-on ? Adaptez-vous, on va vous payer des moyens de protection : chiens de protection, clôture.

Dans les Alpes, ils se sont adaptés et voilà le résultat : plus de 90 % des attaques réussies se déroulent dans des élevages ayant adopté les moyens de protection préconisés. Depuis une dizaine d’années, on observe aussi que les attaques s’opèrent de plus en plus près des fermes, villages et routes, de nuit comme de jour, et jusque dans les parcs de nuit à bétail.

Et oui, le loup est très intelligent et s’adapte. Il n’a plus peur de l’homme puisque ce n’est pas un danger pour lui. Cela veut dire que le seul moyen de protection efficace est de fermer nos troupeaux dans des bâtiments.

Sans doute est-ce la transition écologique dont on nous rebat les oreilles !

FNSEA, JA, FNO n’ont de cesse de dénoncer ce gâchis social,  économique, environnemental et territorial.

FNSEA, JA, FNO viennent d’obtenir la réouverture du plan loup et exigent que celui-ci soit amendé pour aboutir à zéro attaque. Cela passe par une simplification de tirs de défense et de prélèvement pour permettre à toutes les éleveuses et tous les éleveurs, sur tous les territoires, de défendre leurs animaux contre le loup, avec l’aide des louvetiers et des chasseurs.

FDSEA 87

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal L'Union Agricole

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
fortes pluies orageuses

15°

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -