Service remplacement : « J’ai souscrit un contrat groupe et bien m’en a pris ! »

Service remplacement : « J’ai souscrit un contrat groupe et bien m’en a pris ! »

Publié le 24/02/2016

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Annie Passerieux est exploitante agricole à La Terrade, sur la commune de Flavignac depuis 2008. Elle conduit une exploitation de 103 ha en système bovins viande naisseur engraisseur avec l’aide d’un salarié à plein temps.

Le troupeau se base sur 82 vaches mères. Les mâles sont commercialisés en taurillons vers 16-17 mois, les génisses partent vers 21 mois et les vaches de réforme (il y en a environ 14 par an) sont engraissées sous le cahier des charges Blason Prestige et vendues pour la boucherie. La SAU permet la culture de 18 ha de céréales (blé et orge) et de 12 ha de maïs ensilage. Le reste est consacré au pâturage et à la réalisation de stocks.

Besoins en main-d’œuvre assurés mais...

Le travail est partagé entre Annie et son salarié. Annie assure le suivi des animaux, le salarié travaille avec le gros matériel. Les chantiers d’ensilage et d’épandage du fumier se font en entraide avec d’autres agriculteurs du secteur. Parfois, il est fait appel à des entreprises de travaux agricoles... Grâce à toutes ces alternatives, les besoins en main-d’œuvre sont couverts.

Pourtant, quand Annie Passerieux s’est installée en 2008, elle a tout de suite pensé adhérer au Service de remplacement, « au cas où ». Son adhésion a démarré en avril 2009. « J’ai préféré préparer le terrain pour éviter d’être prise au dépourvu. Et j’ai bien fait ! » En effet, en décembre qui a suivi, en pleine période de vêlages, elle s’est blessée à une main et a dû être opérée en urgence. En arrêt de travail, elle a fait appel au Service de remplacement pour deux semaines. Annie Passerieux n’a rien à redire sur la prestation qui lui a été proposée : « Tout a été très rapide, efficace avec un remplaçant très professionnel », souligne-t-elle. Elle ajoute : « Pour faire appel à ce type de service, on a besoin d’être en confiance. »

Annie Passerieux (à droite) et Fabienne Larbre, responsable du Service de remplacement, devant quelques animaux de l’exploitation.

Celle-ci s’est développée au fil du temps puisqu’elle a eu recours à ce service régulièrement pour des motifs de remplacement pour formation, parfois en complément de main-d’œuvre et dans le cadre des journées solidarité. Pour les congés, malgré l’existence d’un crédit d’impôt intéressant, elle s’arrange avec son salarié et son fils.

Le contrat groupe s’amortit vite !

Annie Passerieux a signé un contrat groupe option 2 en 2010. Bien lui en a pris ! En 2013, elle a été à nouveau accidentée, renversée par un veau. Bilan : un bras cassé et deux bons mois d’arrêt de travail, en juillet et août. « Le contrat groupe était opérationnel ; tout a été mis en place très rapidement. Un remplaçant est venu le surlendemain ; il aurait pu être là le jour même si je l’avais voulu », dit-elle. Le principe de l’astreinte qui s’appuie sur les jours solidarité mis en place par le Service de remplacement aurait fonctionné. Mais « on a pu assurer la transition par nos propres moyens », souligne Annie.

L’option 2 du contrat groupe intervient en cas d’accident et participe à la prise en charge de 90 jours de remplacement. Le coût qui incombe à l’exploitant souscripteur est avantageux puisque, la prise en charge de Groupama déduite, il reste 35 euros par jour à régler par l’adhérent. Avec les indemnités journalières, et parfois les assurances personnelles, le coût est encore diminué. « Ça nous a permis de faire face et d’assurer la continuité de l’exploitation », reconnaît Annie Passerieux.

Nombreuses compétences mobilisées

Par contre, « la rotation de personnel, qui est inévitable sur des périodes d’intervention aussi longues, fait que ce n’est pas toujours la même personne qui intervient », note Annie Passerieux. « Globalement, je n’ai rien à dire et j’ai été très satisfaite de leurs prestations », ajoute l’exploitante. Et puis, « j’ai pu tester la diversité des compétences qui existent au sein de ce service, ce qui est une vraie richesse », note-t-elle.

Avoir eu besoin de faire appel à cette aide extérieure à deux reprises en peu d’années d’écart renforce Annie Passerieux dans sa position : « Le Service de remplacement doit pouvoir fonctionner et donc avoir assez de personnel toute l’année. Pour moi les journées de solidarité sont les bienvenues. On pourrait en mettre trois, je continuerais d’adhérer... Je crois que quand on est jeune, on ne mesure pas les risques qui existent. Pourtant ils sont là. Le Service de remplacement et le contrat groupe sont bons pour tous les agriculteurs, quel que soit leur âge ! », conclut-elle.

N. P.

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Elevé au pis rosé clair u

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