Si nous voulons encore manger français demain, laissez-nous travailler !

Si nous voulons encore manger français demain, laissez-nous travailler !

Publié le 06/11/2014

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Les agriculteurs, à l'appel de la FDSEA 87 et des JA 87, ont manifesté mercredi dans les rues de Limoges.

Questions à Joseph Mousset, président de la FDSEA 87

• La mobilisation est bonne. Comment l’expliquez-vous ?

Joseph Mousset : Globalement, la mobilisation est bonne avec plus de 60 tracteurs et 300 agriculteurs.

La mobilisation s’est faite sur un état d’esprit lié à la baisse des cours et à des trésoreries grevées. L’embargo russe apparaît comme une menace ; les broutards polonais risquent de se reporter de plus en plus sur le marché italien. Ça inquiète. Les pommes et le lait sont eux aussi impactés par ricochets par cet embargo.

D’autre part, la concurrence entre les pays de l’Union européenne n’est plus possible. On veut une harmonisation entre les différents États membres pour arrêter cette concurrence déloyale. Nous, agriculteurs, sommes sensibles à ça.

L’autre message fédérateur concerne les contraintes liées à l’environnement qui pénalisent l’économie des exploitations. Vingt-six communes de Haute-Vienne sont aujourd’hui en zone vulnérable. Or, cela signifie que dès qu’on veut monter un projet, il y a blocage. Dans ces conditions, les gens sont découragés d’entreprendre. C’est trop lourd. Les agriculteurs installés, eux, voient émerger des contraintes nouvelles concernant l’organisation de leur travail.

• Votre mot d’ordre évoque le manger français. C’est-à-dire ?

J. M. : On demande que davantage de viande bovine d’origine française soit utilisée en restauration hors foyer (2 plats sur 3 d’origine française contre 2 plats sur 3 d’origine étrangère aujourd’hui). Or ceci nécessite de changer les critères d’appel d’offre et d’y intégrer cette obligation. Cette démarche vise à développer des débouchés pour la viande française sur le territoire afin de limiter les effets néfastes de l’embargo russe. Mais, pour y arriver, l’État doit intervenir dans la nouvelle rédaction du cahier des charges relatif à l’appel d’offre. C’est en ce sens que nous avons interpellé le préfet tout à l’heure.

Lionel Lachaud, président de JA 87

• Qu’est-ce que les JA attendent de cette mobilisation ?

Lionel Lachaud : La mobilisation a marché, les tracteurs sont là, les manifestants sont là, le préfet a accepté de discuter avec nous.

Aujourd’hui on est sortis, parce que ça fait deux ans que les choses n’avancent pas, n’avancent pas vite ou n’avancent pas dans le bon sens. On a donc décidé de taper un peu du poing sur la table pour avoir des réponses.

Au travers de cette mobilisation, nous espérons attirer l’attention des pouvoirs publics et des politiques régionaux sur les difficultés que risque de rencontrer bientôt l’installation. En effet, la nouvelle Pac devait être mise en place en 2014 ; ça patine encore. 2015 arrive et on reste dans l’expectative en ce qui concerne la transmission et les aides du 2e pilier de la Pac qui seront gérées demain par les Régions. Si le budget des Régions n’est pas validé au 1er janvier 2015 – ce que nous craignons –, comment vont-elles pouvoir financer l’installation des jeunes ? Et l’ensemble des dossiers investissement, d’ailleurs ?

La mise en place du prochain Contrat de plan État-Région inquiète. Nous sonnons l’alarme. Nous ne voulons pas perdre de temps lors de cette phase de transition. Le préfet nous a dit que l’État s’engage à financer la perte de temps : les jeunes qui veulent s’installer, les gens qui ont des projets bâtiments pourront déposer des dossiers et commencer à travailler.

• Vous êtes ici aux côtés de vos confrères de la FDSEA. En plus de la vigilance concernant le dossier installation, vous soutenez les idées de stopper la concurrence déloyale entre pays de l’UE, de développer la consommation de viande française sur le territoire via la restauration hors foyer et d’obtenir un assouplissement des contraintes environnementales.

L. L. : Tout à fait. Car si l’axe prioritaire de JA est l’installation, il faut qu’elle soit viable !

Un gros travail a été fait entre nos deux structures au niveau national. Nous aujourd’hui, ce qu’on veut, c’est une valorisation optimale des produits pour une meilleure rémunération.

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