Taurimus vs cynips : Troisième année d’une lutte de longue haleine

Taurimus vs cynips : Troisième année d’une lutte de longue haleine

Publié le 16/05/2016

Agriculture > Sanitaire >

Les lâchers de taurimus se poursuivent dans les châtaigneraies de la Haute-Vienne et de la Corrèze. En 2015, sur notre département, trois sites avaient été identifiés comme contaminés par le cynips du châtaignier. Une douzaine cette année. La Fredon, qui coordonne la lutte et fournit aux producteurs les taurimus, travaille aussi à sensibiliser les propriétaires forestiers qui ont des châtaigniers et les invite à engager la lutte contre un parasite synonyme de mauvaise croissance pour les arbres infestés et donc de perte économique.

Le Fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE) instruit désormais dans notre région des dossiers d’indemnisation des producteurs de châtaigne touchés par le cynips.

Cette indemnisation se déclenche lorsque la perte de récolte est supérieure à 30 %. Cinq dossiers ont été instruits par la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) Limousin pour l’année 2014.

« L’année dernière, on avait repéré trois sites contaminés, a rappelé Sandra Chatufaud, de la Fredon, et cette année, on en est à douze sites contaminés. Il y a une progression nette, avec un taux d’infestation encore faible, mais ça va vite évoluer, car le cynips à une croissance exponentielle. Il faut s’attendre à avoir des dégâts un peu plus importants encore cette année. »

Un seul moyen de lutte existe : implanter dans les vergers contaminés un prédateur du cynips : le taurimus. Ce type de lutte a commencé en Corrèze il y a 3 ans et en Haute-Vienne l’année dernière. « En Corrèze, les premiers lâchers ont eu lieu en 2012 ; on sait aujourd’hui que le taurimus s’est implanté, encore à des taux faibles, mais on sait qu’il est présent, se réjouit Sandra Chatufaud. En Haute-Vienne, nous n’avons pas encore pu estimer son implantation. On fera des tests de présence l’hiver prochain ou l’hiver d’après. »

Lâchers de taurimus

Les lâchers ont lieu en ce moment. Michel Gauthier, qui possède un verger sur la commune de Saint-Yrieix-la-Perche, a commandé des tubes de taurimus à la Fredon. Après un voyage d’agrément en Ardèche, où il a pu constater de visu les dégâts causés par le cynips, il a inspecté très soigneusement son verger  : « J’en ai trouvé ! Très peu au départ, mais il n’y avait pas de doute. J’en avais tellement vu en Ardèche que je savais les reconnaître. »

Comme d’autres producteurs, il n’est pas surpris et ne se fait pas d’illusion sur la suite des événements  : « On sait que le taurimus est un parasite d’équilibre, que le cynips ne disparaîtra plus maintenant, qu’il est endémique. Tout ce qu’on peut espérer : limiter les dégâts. »

La technicienne de la Fredon ne leur a pas caché que c’était « une lutte de longue haleine.On espère, sur des parcelles infestées comme celle de Michel Gauthier, avoir une efficacité dans 5-6 ans. Mais sur les parcelles très fortement infestées il faut attendre 8 à 10 ans pour avoir des résultats ».

La Fredon, qui se charge de faire éclore les taurimus, a réalisé cette année une belle récolte. « L’an passé, nous avions produit à partir de gales infestées 18 000 taurimus. Cette année, nous approchons les 22 000, ce qui nous permet de répondre à la demande des exploitants », a indiqué Denis Tauron, directeur de la Fredon.

Ce programme, principalement financé par la vente des tubes de taurimus, bénéficie localement d’un soutien. Le département de la Corrèze apporte ainsi une aide financière qui a permis de réduire le coût des lâchers supplémentaires. Le producteur ne paie que le premier lâcher au tarif plein. « C’est une manière d’inciter les producteurs à multiplier les lâchers, explique Denis Tauron. Nous continuons d’ailleurs de sensibiliser les producteurs. Nous approchons aussi les propriétaires forestiers. Certains possèdent des châtaigniers. Outre que ces arbres peuvent être vecteurs de la maladie pour des vergers en production, le cynips freine de toute façon la croissance des arbres et engendre une perte économique. »

S.M.

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