Réseau : TGV à Bordeaux, vétusté ailleurs

Réseau : TGV à Bordeaux, vétusté ailleurs

Publié le 05/04/2017

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Transports. Après avoir revu ses horaires de TER en vue de l’arrivée du TGV à Bordeaux, la Région Nouvelle-Aquitaine s’engage dans un travail sur l’intermodalité tout en déplorant très haut l’état du réseau.

Renaud Lagrave, vice-président du Conseil régional Nouvelle-Aquitaine en charge des transports n’avait pas de mots assez durs pour condamner la SNCF, lors de la conférence de presse qu’il donnait à Bordeaux le 27 mars. En cause, le défaut d’entretien des voies imputé par l’élu à l’entreprise SNCF Réseau. Interrogé sur les travaux prioritaires à mener, Renaud Lagrave a soupiré : « Je ne sais pas quelle ligne vous citer qui aille bien. Il n’y a pas de priorité mais seulement le constat que les investissements ne sont à la hauteur ni des enjeux ni de l’argent que verse la Région ».

Depuis septembre 2016, la Région s’est vu attribuer, en application de la loi NOTRe, avec l’ajout de la mission « transports scolaires » et celle des « transports interurbains », la totalité de la compétence transports. La Région Nouvelle-Aquitaine a des projets amibitieux sur ce thème. Elle souhaite travailler sur une intermodalité « sans frontières, quelle que soit l’autorité compétente ». L’usager passerait du train au bus ou au tram (pour les Bordelais) sans subir le manque de concertation des différents acteurs qui le fait parfois arriver à la gare trois minutes après le départ du bus vers le centre-ville. À cette fin, la Région doit prochainement créer un syndicat régional de la mobilité au sein duquel elle dialoguerait avec « toutes les autorités de transport » parmi lesquelles seule la Métropole de Bordeaux sera citée durant la conférence de presse.

Réorganisation des TER autour de la LGV

Avec l’arrivée en juillet de la LGV à Bordeaux, le Conseil régional entend articuler toute son offre de transport autour de cette ligne qui reliera la région (du moins sa partie ouest) à Paris et, dans les années à venir, à la côte atlantique espagnole. « L’offre TER sera synchronisée avec l’offre LGV, ce qui va permettre à Périgueux ou à Bergerac d’être à 3 heures de Paris », se félicitait Renaud Lagrave. Des offres spéciales sont prévues : ainsi un train sans arrêt entre Périgueux et Bordeaux permettra aux Périgourdins d’accéder au premier TGV du matin en une heure. Ces facilités ne concerneront guère les habitants du Limousin, désormais tributaires de la modernisation du POLT (voir ci-dessous).

Réaffirmant la priorité donnée au transport ferroviaire par la politique du Conseil régional, son vice-président a souligné un problème « de fiabilité et de ponctualité » et a déploré le mauvais état du réseau qui entraînerait des ralentissements sur toutes les lignes de la région et détournerait les usagers du transport ferré. « Nous ne sommes pas satisfaits des résultats de 2016 », ceux-ci indiquent en effet une baisse de 6 % de la fréquentation sur l’ensemble de l’offre régionale. Néanmoins, sur des offres spécifiques (tarif Tribu, Pass’Océan ou Fest’TER) le nombre de billets vendus est en forte hausse.

Vieilles querelles

La tension entre la SNCF et les Régions n’est pas nouvelle. En 2014, les Régions Nord-Pas-de-Calais et Midi-Pyrénées avaient suspendu leurs versements à la SNCF. La Région Aquitaine, déjà présidée par Alain Rousset avait, la même année, refusé l’augmentation de dotation réclamée par la SNCF.

Selon Renaud Lagrave, les ralentissements sont le lot commun des usagers du réseau régional. La Région, bailleur de fonds pour la circulation des trains, mais aussi l’entretien des voies, s’irrite du mauvais état du réseau mais aussi de nouvelles offres proposées par la SNCF qui concurrenceraient directement les TER. Ainsi, des bus Ouigo seront bientôt affrêtés dans le sud de la région, doublonnant des lignes de train préexistantes.

La ligne Limoges-Angoulême n’aurait pas été prévue dans le contrat de plan État-Région signé en décembre 2015, ce qui obligerait aujourd’hui à faire « du bricolage pour trouver des co-financements pour sauver cette ligne ».

Quant au POLT, Alain Rousset devait rencontrer cette semaine Michel Delebarre, chargé de mission par le Premier ministre sur le désenclavement du Limousin. S’il devait y avoir des évolutions, « la Région sera au rendez-vous », a indiqué Renaud Lagrave avant de nuancer par une énigmatique formule : « C’est à l’État de montrer comment il conçoit le désenclavement d’une partie de notre région ».

Le partage des compétences et des responsabilités sera d’ailleurs l’objet d’autres débats. La Région argue de son rôle de financeur pour revendiquer une place au sein de la gouvernance nationale de SNCF Réseau, dirigé par l’État.

ESTELLE DUESO

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