Tuberculose : miser sur la biosécurité

Tuberculose : miser sur la biosécurité

Publié le 25/04/2018

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Sanitaire. Lors de l’assemblée générale de la CDAAS, les mesures à mettre en place pour limiter la propagation de la tuberculose bovine ont été largement évoquées, même si elles peuvent paraître contraignantes.

Deux sujets majeurs ont monopolisé les débats lors de l’assemblée générale de la CDAAS : la mise en place effective d’un plan collectif de lutte pour limiter la progression de la mouche à myiases Wohlfahrtia magnifica, qui s’attaque aussi bien aux ovins qu’aux bovins, et les actions à développer pour contrer la tuberculose bovine.

Source : GDS France

Il faut agir la tête froide

Ce dernier sujet inquiète. Aujourd’hui, 52 communes sont contrôlées en tuberculose bovine en Haute-Vienne. La faune sauvage est souvent incriminée dans la progression de cette maladie. Lors de l’assemblée générale, la gestion de la population de blaireaux a fait débat. Devant les propos souvent excessifs entendus dans la salle, Michel Gandois, le président de la CDAAS, a rappelé qu’il fallait faire « attention à ce qu’on raconte. C’est un sujet sérieux, on ne peut pas dire n’importe quoi ». Il a souligné qu’il était essentiel de commencer par appliquer des mesures adaptées au sein des élevages pour limiter les risques. Il a ainsi évoqué les différentes mesures de biosécurité préconisées, qui ont été présentées dans la foulée par Aurore Raffier, vétérinaire conseil.

Tout faire pour protéger son élevage

« Des pistes ont été identifiées pour assurer une protection des troupeaux, indique-t-elle. De manière générale, la biosécurité consiste en un ensemble de mesures qui assure la protection d’une population animale, de l’homme et de l’environnement vis-à-vis d’un agent transmissible. » Elle rappelle alors les principales voies d’entrée de la tuberculose dans un élevage de bovins (voir le schéma ci-dessus) : le voisinage immédiat entre les troupeaux, l’achat d’animaux infectés, l’environnement (animaux sauvages, eau stagnante...) ou encore l’accueil de visiteurs.

Des facteurs de risques majeurs ont été isolés sur lesquels doivent se concentrer les actions. La transmission de la bactérie par l’eau nécessite ainsi de prendre des précautions en installant des abreuvoirs sécurisés (75 à 80 cm de haut), en clôturant les cours d’eau et en évitant l’abreuvement dans des eaux stagnantes (mares). La CDAAS travaille avec la Chambre d’agriculture et les agences de l’eau pour apporter le plus possible de conseils d’ordre réglementaire et technique aux éleveurs afin d’utiliser les ressources en eau disponibles de manière sécurisée. En plus, la CDAAS s’est rapprochée de la FDCuma afin de faciliter l’installation des aménagements nécessaires. Le Conseil départemental est lui aussi à l’écoute de la profession pour faire face à cette problématique d’ordre sanitaire.

D’autres astuces ont été évoquées. Ainsi, outre la mise en place de doubles clôtures pour limiter les contacts souffle à souffle entre bovins de deux élevages différents, Aurore Raffier a rappelé l’importance de suspendre les pierres à sel (éviter que des animaux sauvages les lèche) et de ne pas distribuer des aliments le soir.

Michel Gandois a tenu à souligner « les bonnes avancées des partenariats mis en place au niveau du département ». Il a beaucoup insisté sur la nécessité de se mobiliser pour traiter ce sujet sérieusement car « conserver le statut indemne de tuberculose est nécessaire pour le département ».

NATHALIE PÉNELOUX

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Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
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s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

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