Une autoroute Limoges-Poitiers à l’étude

Une autoroute Limoges-Poitiers à l’étude

Publié le 19/10/2018

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Mobilité. Le préfet de Région Didier Lallement était à Limoges le 15 octobre pour annoncer le lancement d’une étude de faisabilité d’une mise en concession autoroutière Limoges-Poitiers. Les résultats seront connus en juin 2019.

Le préfet de Région Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement, la préfète de la Vienne, Isabelle Dilhac, et Jean-Baptiste Djebbari, à la préfecture de la Haute-Vienne, le 15 octobre. (Ph. Stéphane Monnet)

Pierre Massy, président de la CCI Limoges et Haute-Vienne, ne cachait pas sa joie à la sortie du comité de pilotage qui venait d’acter le lancement d’une étude de faisabilité de mise en concession autoroutière de l’axe Limoges-Poitiers actuellement desservi par la RN 147.

« Tout ceci va largement au-delà de mes espérances, a-t-il commenté, tout sourire. Aujourd’hui, tout le monde est OK pour dire que le CPER doit être mené à son terme et OK pour dire qu’une route concédée peut être une solution. Nous allons être associés à cette étude dès le mois de février, puisque l’étude va commencer en janvier. C’est un progrès majeur sur ce dossier, enfin les choses avancent, enfin nous allons pouvoir travailler à l’étude de cet itinéraire entre Limoges et Poitiers qui fait tellement besoin. »

Didier Lallement, le préfet de Région Nouvelle-Aquitaine, était à Limoges pour présider ce comité de pilotage et présenter les contours de cette étude. « Cette étude va permettre de savoir d’abord si c’est faisable sur le plan économique. L’argent est le nerf de la guerre, il l’était hier, il l’est encore aujourd’hui. Il y a eu des études qui ont été faites préalablement, sur ce type d’interrogations, mais il fallait actualiser tout ça, et avoir une idée précise. Une mise en concession est-elle possible ? Et à quelles conditions économiques ? J’observe qu’une mise en concession, c’est la plupart du temps le meilleur moyen d’accélérer les choses. Encore faut-il en connaître le coût ? » Les résultats de cette étude seront connus en juin. Dans tous les cas de figure, c’est l’État qui décide ou non de lancer la construction d’une autoroute. Ainsi, du côté du Rhône, le chantier de l’A45, pour désengorger l’A47 entre Lyon et Saint-Étienne, nesera jamais lancé. Le décret d’utilité publique était paru et les collectivités s'étaient engagées pour plus de 800 millions d’euros de subvention d'équilibre dans un projet estimé à 1,2 milliard décroché par le groupe Vinci. Mais les opposants, notamment l’Alcaly (association de 110 communes) ont obtenu gain de cause auprès du gouvernement qui a annoncé mercredi 17 octobre l'abandon du projet.

Les cartes présentes dans le dossier d'appel d'offres.

Faire preuve de pragmatisme

L’étude de cette option autoroutière entre Limoges et Poitiers entraîne-t-elle l’abandon d’une mise à deux fois deux voies complète de l’actuelle RN 147 ? La RN 147 apparaitra-t-elle comme un axe prioritaire dans la loi de programmation des infrastructures qui doit être présentée un jour au Parlement (d’après le nouveau calendrier de l’Assemblée nationale, pas avant la fin de l’année) ? Le préfet de Région n’a pas répondu directement à cette question, estimant qu’il fallait être pragmatique dans cette affaire, poser toutes les cartes sur la table et le moment venu prendre une décision. « Nous devons faire preuve d’un pragmatisme absolu. Il faut que les choses bougent et qu’on se dise les choses en toute transparence. C’est que je ferai. Et je le ferai également lorsque viendra le temps d’examiner la mise à deux fois deux voies de la totalité de l’itinéraire. »

Pour Marie-Ange Magne, députée de la 3e circonscription, « les deux possibilités restent en option et il est intéressant que ce ne soit pas tranché avant l’étude. Sinon c’est qu’il y a un problème. D’ici fin juin 2019, nous devrions avoir une décision éclairée. Le ministère devra nous indiquer le projet qu’il soutient. Aujourd’hui, l’important c’est que le CPER qui a été conclu et les travaux annoncés au départ de Couzeix, entre Couzeix et Nieul, puissent se faire. »

Plus au sud, l’autoroute A65, financée par le consortium A’liénor (Eiffage et Sanef), est entrée en service en 2008. Elle relie Langon (Gironde) à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Ses 150 kilomètres ont mobilisé 1,2 milliard d’euros, avec un léger apport public de 91 Me. Ce projet a mis 18 ans pour aboutir et pour l’usager il lui en coûte en moyenne 13,5 cts du kilomètre.

STÉPHANE MONNET

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