La « polled limousine elite sale », une première en France

La « polled limousine elite sale », une première en France

Publié le 31/03/2017

Agriculture > Bovins >

Au Verdeau à Saint-Just-le-Martel, la matinée du vendredi 7 avril sera consacrée à partir de 10 h à la présentation du programme sans cornes de la section reproducteurs de Sofrelim. La vente aux enchères débutera à 14 h.

Le gène sans cornes

Le gène sans cornes, ou « polled », existe naturellement chez les bovins à l’image des races anglo-saxonnes comme l’angus, la belted galloway ou l’hereford. Pour des raisons de bien-être animal, la majorité des races à viande et laitières s’intéressent à la sélection d’animaux génétiquement sans cornes.

Le Nord de l’Europe semble être le berceau de la mutation du gène sans cornes. Le mode de traction animale a été déterminant dans le développement de troupeau avec ou sans cornes. En effet, dans le Nord de l’Europe, on a privilégié le collier pour la traction, d’où l’intérêt de l’absence de cornes pour les animaux de trait. Par contre, dans le Sud de l’Europe, c’est le joug lié aux cornes qui a été préféré.

On pense que se sont les Vikings qui auraient introduit des individus sans cornes en Grande-Bretagne, donnant ainsi naissance aux races comme l’angus ou la galloway. Pour le cheptel holstein, le premier taureau sans cornes aurait été enregistré aux États-Unis en 1885.

Sélectionnés depuis seulement quelques années en France, les rameaux sans cornes progressent en races limousine, charolaise et même salers.

Le gène sans cornes est dominant (noté P comme « polled ») tandis que le gène avec cornes est récessif (noté p), ce qui rend le facteur sans cornes plutôt facile à reproduire.

On distingue alors trois génotypes différents :

  • (PP) sans cornes homozygote
  • (pp) avec cornes homozygote
  • (Pp) sans cornes hétérozygote

Lors de l’utilisation d’un taureau sans cornes hétérozygote sur une vache avec des cornes, les veaux issus de la première génération auront une chance sur deux de naître sans cornes. Avec un reproducteur sans cornes homozygote (PP), tous les veaux naîtront sans cornes.

Actuellement, pour les animaux sans cornes de race limousine, le gène sans cornes (P) provient essentiellement de la race angus et a été importé du Canada avec l’utilisation de taureaux canadiens tels que Canada PP, Hulk Pp, Cash Flow Pp, Ridges Pp, Cub PP, Kana Pp ou Sundance Pp. Les premières utilisations remontent aux années 1990.

Mais en introduisant le gène sans cornes angus, on introduit aussi d’autres gènes de l’angus qui ont une expression moins performante que les animaux « pur sang » de race limousine. En effet, la morphologie, le potentiel de croissance, la production laitière ou la largeur de bassin sont assez éloignés des objectifs recherchés par les éleveurs. Il faut également souligner que les bovins qui possèdent le gène sans cornes ne répondent pas au standard « pur sang » mais peuvent par contre répondre au standard « race pure » et être inscrits sur le livre généalogique dans cette section.

Depuis les années 1990, les choses ont bien évolué. Sous l’impulsion de certaines structures et grâce à l’engagement de certains éleveurs, la génétique sans cornes a bien évolué. Certes, la présence d’homozygotes sans cornes (PP) avec un bon niveau génétique est assez rare. Par contre, aujourd’hui on peut rencontrer des hétérozygotes (Pp) de type mixte-viande d’un très bon niveau génétique.

Les quatorze animaux présents à la première vente aux enchères d’animaux sans cornes de Sofrelim confirment qu’ils arrivent aujourd’hui au niveau des meilleurs de la race. L’accouplement de taureaux sans cornes avec les meilleures vaches des troupeaux a été l’instrument de cette évolution.

THIERRY GANTEIL

Télécharger le catalogue de la vente

Les animaux seront présentés et vendus individuellement. La vente se fera aux enchères montantes à main levée de 100  par 100 .

Les animaux sont tous inscrits au livre généalogique du Herd Book Limousin. Ils auront eu recherche de filiation et ADN. Ils proviennent de cheptels reconnus officiellement indemnes de maladies légalement contagieuses et d’élevages sous appellation A vis-à-vis de l’IBR .

Les mâles auront tous eu une intradermotuberculination comparative dans les 8 jours précédant la vente. Ils bénéficieront d’une attestation BVD non IPI. Ils auront tous été vaccinés FCO (sérotype 8)

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Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
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