"Il ne faut pas que les loisirs passent avant le travail"

Publié le 16/09/2016

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Jérôme Vannier, éleveur à Augne, a préféré avancer d’une semaine l’ensilage de ses maïs. Les dégâts de sangliers sont tels qu’il avait peur de compromettre toute sa récolte.

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« Sur l’ICHN, nous refuserons tout zonage »

Publié le 15/09/2016

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Participant à une soirée organisée le 8 septembre par le parti socialiste de la Haute-Vienne, Stéphane Le Foll a remis sa casquette de ministre de l’Agriculture le temps d’une rencontre avec la profession agricole et d’un rapide point presse à l’issue de cette réunion. Le sentiment d’insatisfaction dominait chez les représentants de la profession après cette entrevue. Pour Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA, aucune solution concrète n’a pu être trouvée. 

L’Union Agricole : Quel était votre objectif en rencontrant le ministre ?

Emmanuel Rabaud : Nous étions invité par le ministre de l’Agriculture à l’occasion de sa visite en Haute-Vienne. Nous avons décidé de participer à cette réunion pour aborder des sujets de fond comme les zones défavorisées ou l’ICHN et des sujets plus d’actualité tels que les ATR et la sécheresse. C’est d’abord lui qui a parlé, c’est notre premier ressenti. Il a dressé un bilan de son passage au ministère de l’Agriculture et défendu les options qu’il avait prises. Il a indiqué que la Pac allait s’équilibrer via l’ICHN. Nous sommes au courant mais ce rééquilibrage doit avoir lieu dans les années qui viennent, avec quelques bémols notamment sur le zonage des zones défavorisées simples et l’éligibilité sur l’ICHN. 

Sécheresse 2016

« Le problème est que sur les questions concrètes posées par la FDSEA, il n’a pas répondu directement. Nous avons rappelé que nous étions passés à côté de la reconnaissance calamités en 2015. Un quart du département a été classé mais nos analyses terrain faisaient apparaître que tout le département était éligible. Les modèles théoriques d’ordinateur ont pris le dessus sur les appréciations de terrain. C’est navrant et je l’ai redit. Au vu de la situation 2016, avec une nouvelle sécheresse, de mon point de vue plus grave, je lui ai proposé que nous soyons département pilote pour travailler avec lui. On a chiffré à 10 000 euros par exploitation le coût de cette sécheresse 2016. Il n’a pas réagi à notre proposition. Nous lui avons redit que nous étions hostiles au tout assurantiel et que le fonds agricole ne fonctionnait plus. Il faut trouver un autre modèle. Le ministre nous parle de la prochaine Pac mais la question est qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ?


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Les sangliers font de plus en plus de dégâts

Publié le 09/09/2016

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Les dégâts de sangliers en augmentation à Javerdat et Saint-Léger-la-Montagne

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Dégâts de sangliers : Les contraintes des agriculteurs ne sont pas prises en compte

Publié le 03/09/2016

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Frédéric Rattier, exploitant sur la commune de Vayres, parle de la « goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Dans une période difficile pour les éleveurs, la fédération de chasse locale a refusé, arguant de délais trop courts, de mandater un expert sur ses parcelles de maïs qui avaient été la cible des sangliers. Mais, travaillant en Cuma, Frédéric Rattier ne voyait pas comment il aurait pu modifier la date d’ensilage de ses parcelles. 

Fréderic Rattier exploite 85 ha sur la commune de Vayres avec un troupeau laitier. Il a commencé d’ensiler son maïs lundi dernier. L’une de ses parcelles laissaient apparaître d’importants dégâts de sangliers. Malgré ses démarches, il ne devrait pas être indemnisé car l’expert n’a pas pu faire son expertise avant la récolte. Pourtant, Frédéric avait été diligent dans ses démarches. Dès le 24 août, il a contacté la fédération de chasse, mais personne n’a répondu à son appel. Il a réussi à les joindre le lendemain matin, indiquant qu’il devait ensiler le 29 août. Pour l’interlocuteur de la fédération de chasse, il n’y avait pas assez de délai pour prendre en compte ce dossier, car il faut environ 8 jours. 

Fréderic Rattier fait son ensilage dans le cadre d’une Cuma qui récolte environ 500 ha de maïs avec 45 jours de travail non stop. Décaler est assez difficile car les pannes et parfois les conditions climatiques imposent déjà des contraintes fortes. Tenir compte des délais de procédure de prise en charge des dégâts obligerait à remettre sans cesse à plat le calendrier et pourrait mettre en danger cette importante Cuma.

Fréderic Rattier avait la faiblesse de penser que la fédération de la chasse pouvait dans certains cas mandater plus rapidement un expert ou même que celui-ci avait la possibilité d’estimer la surface de la culture détruite après récolte.

Bataille de chiffres

Un simple passage sur la parcelle concernée permet de voir nettement les endroits où les sangliers ont couché les plantes entières pour manger les épis. Pour estimer le potentiel de rendement, on pouvait se référer à des parcelles voisines. Les dégâts sur cultures sont très mal venus cette année où le volume et la qualité récoltés sont très en dessous d’une année normale et alors que la sécheresse actuelle fait fondre à grande vitesse les stocks nécessaires pour l’hivernage des animaux.

Une fois de plus les contraintes des agriculteurs ne sont pas prises en compte, seuls les délais d’instruction des demandes d’indemnisations et l’organisation de la tournée de l’expert le sont. En optimisant ainsi les frais administratifs et en imposant de telles contraintes aux agriculteurs touchés, on arrive assez facilement à réduire les dégâts éligibles à une indemnisation. Certains responsables de la chasse n’hésitent pas à se servir des statistiques sur les indemnités versées pour affirmer que la gestion du grand gibier est très bien maîtrisée.

Ce n’est pas le constat que font de très nombreux agriculteurs.

T. G.

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