De l'eau !

Lionel Robin

Ma, que calor ! Oh oui, il fait chaud, et ce n'est pas de saison. Les premières restrictions arrivent en France pour limiter, déjà, l'utilisation de l'eau, y compris en Haute-Vienne. Bien sûr, ce n'est pas parce que les températures s'affolent en ce mois de mai que la sécheresse impacte avec plus ou moins de virulence de nombreux départements français. Non, c'est parce que, cet hiver, il n'a pas plu. En tout cas pas assez. La recharge des nappes phréatiques est déficitaire de 20 %, le déficit de pluie est de 41 % en janvier, 38 % en février, 38 % encore en mars et 25 % en avril. En Haute-Vienne, sur la même période, c'est moins 30 % de pluie... Une situation qui met à mal la fameuse doctrine de bon sens des réserves qui pourraient se recharger en hiver et à utiliser en été. Un bon sens souvent défendu par la profession agricole qui trouve là ses limites. S'il pleut l'hiver, ça marche, sinon... Évidemment, d'aucuns diront qu'un hiver aussi peu pluvieux est exceptionnel. Certes, certes... Le problème est bien qu'avec le réchauffement climatique, les enseignements du passé sont battus en brèche. Ces derniers mois, la France et l'Europe ont fait face à une succession d'anticyclones qui explique ce déficit hydrique. Mais les prévisionnistes ont pour l'instant du mal à établir un modèle futur du positionnement du célèbre anticyclone des Açores, censé nous amener des précipitations océaniques, qui se positionnerait plutôt sur notre pays. Alors ? L'eau est un bien précieux, qui va le devenir de plus en plus. Et finalement, comme l'énergie, moins on en consomme, plus on en a. On peut tourner le zinzin dans tous les sens, LA solution n'existe pas, seules des solutions passant par l'adaptation de l'agriculture à cette nouvelle donne sont possibles. Et les solutions valables ici ne le seront pas forcément ailleurs. En la matière, on ne peut pas s'arrêter à une doctrine.

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