Agriculture

Changement de président à mi-mandat

Nouvelle Aquitaine
Luc Servant, Olivier Degos et Bernard Layre
Dominique Graciet avait annoncé qu'il ne terminerait pas la mandature. C'est chose faite : son successeur a été élu mardi 15 décembre lors d'une session organisée au pôle de Lanaud.

Dominique Graciet a occupé le siège de président de la Chambre régionale d'agriculture, d'Aquitaine d'abord puis ensuite de Nouvelle-Aquitaine, pendant 20 ans. Il s'était engagé à passer la main en 2020, pour « cause de retraite », comme il dit. Il a tenu parole et l'élection de son successeur a eu lieu le 15 décembre, au pôle de Lanaud, à Boisseuil. Luc Servant, vice-président de la Chambre régionale et président de la Chambre départementale de Charente-Maritime, a été élu et avec lui un nouveau bureau. Bernard Layre est quant à lui nommé premier vice-président. « Ensemble, nous allons continuer d'animer l'équipe qui existe depuis 2 ans. Le projet mis en place à ce moment-là va se poursuivre », a indiqué Luc Servant. Mais à la vitesse supérieure. En effet, « l'année 2020 a été une année très bousculée avec la Covid-19 », ajoute le président, et l'agriculture n'a pas été épargnée. « Même si elle est apparue comme une activité essentielle, ce qui a assuré sa continuité, on voit que cette crise rebat les cartes », poursuit-il.

On bâtit un château de cartes

Aujourd'hui, les sujets sur le tapis sont nombreux. Il y a la réforme de la Pac, sur laquelle les équipes planchent sans relâche, qui va s'accompagner de la genèse des programmes régionaux. Et maintenant le plan de relance, qui amène des fonds supplémentaires. Sans oublier le programme Néo Terra, porté par la Région, auquel la Chambre régionale adhère afin d'aller plus loin dans la transition écologique, l'agriculture et la forêt étant en première ligne pour capter du carbone et participer de cette transition énergétique.

Les thématiques récurrentes convergent et traitent, outre la transition écologique, de relocalisation des productions (pour garantir la souveraineté alimentaire), de maintien de l'élevage, de recherche de valeur ajoutée, de résilience des exploitations qui peuvent être confrontées à des risques climatiques ou sanitaires...

 « C'est un château de cartes qu'on bâtit tous les jours », conclut Luc Servant. Un travail rapproché avec l'État et la Région, qui a besoin de tous les partenaires, pour trouver écho auprès des agriculteurs et atteindre les objectifs fixés.

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