Agriculture

Boucler n'est pas compliqué

Haute-Vienne
Antony Feissat
Antony Feissat, en Gaec avec son père à Lavaud-Pacaud à Bessines, explique comment boucler un veau et prélever un bout de cartilage pour suivre la BVD dans son troupeau.

Les premiers signes de la BVD sont apparus au sein de l'élevage d'Antony et de Claude Feissat il y a 3 ans. "C'est un veau qui n'allait pas bien qui nous a alertés. On a fait faire des analyses et on a découvert la présence de BVD", indique Antony Feissat. "On en a parlé avec notre vétérinaire qui nous a conseillé de vacciner les mères. En prime Aurore Raffier, vétérinaire à la CDAAS, nous a parlé des prélèvements auriculaires sur les nouveaux-nés", ajoute le jeune éleveur. Soucieux de limiter le plus possible les pertes liées à cette pathologie, les deux associés du Gaec Lavaud-Pacaud ont décidé de conjuguer les deux options. "On a vacciné les mères, on a posé systématiquement une boucle à prélèvement de cartilage sur chaque nouveau-né. Aujourd'hui, la situation s'est nettement améliorée et aucun des tests réalisés n'est revenu positif", ajoute Antony Feissat.

Boucle préleveuse à droite

Interrogé sur les modalités de ce bouclage, Antony explique : "On reçoit un kit d'identification qui comprend deux boucles, une d'identification classique et une autre pour réaliser le prélèvement. Cette dernière est un peu différente : elle a un petit support blanc et une sorte de pointeau pour recevoir le fragment de cartilage. On installe la boucle à prélèvement sur une pince adaptée. La partie femelle se clipse comme les autres boucles ; la partie mâle se clipse en face, dans un petit trou aménagé sur la pince. On prépare l'autre boucle sur une autre pince. On a fait le choix d'utiliser deux pinces différentes car on était déjà équipé, mais la pince préleveuse peut s'adapter pour poser la boucle d'identification." Une fois cette préparation faite, clic-clac, le veau est bouclé, la boucle préleveuse étant toujours posée sur l'oreille droite. C'est simple.

Le prélèvement envoyé sous dix jours au labo

"Ensuite, on vérifie que le prélèvement a bien été recueilli. On ferme alors le pointeau à l'aide d'une capsule. Sur les deux parties, le n° d'identification du veau est noté. Ensuite, le tout est mis dans une pochette, une étiquette avec un code-barres et la date du prélèvement est collée. Le tout sera mis au frigo avant d'être transmis au laboratoire dans les dix jours. Ce bouclage n'est pas plus difficile à faire que la pose des boucles d'identification traditionnelles. On peut même le faire au pré si besoin", ajoute Antony Feissat. Et puis, "même si la boucle présente un coût, quand on sait qu'on va éliminer une maladie, ça n'a pas de prix", conclut Claude Feissat.

Dans la même thématique

Des hausses de charges rencontrées par la coopérative Limovin et des éleveurs confrontés à des difficultés techniques et de trésorerie compliquent les derniers exercices.
Haute-Vienne
La gestion des agneaux est primordiale
Le président du comité départemental Haute-Vienne de la MSA du Limousin, Patrick Bourrat, revient sur 2020, une année élective largement perturbée par la Covid-19.
Haute-Vienne
Une si longue année