Agriculture

Suivi des délits avec Déméter

Haute-Vienne
Sécurité présentation Déméter 022020
Une convention de partenariat, signée entre la gendarmerie nationale, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, a donné naissance à la cellule Déméter.

En Haute-Vienne, la gendarmerie s'est tournée vers la Chambre d'agriculture pour communiquer sur l'intérêt de la cellule Déméter. Plusieurs réunions ont été organisées.La première s'est déroulée à Saint-Léonard-de-Noblat le 18 février. Le colonel Olivier Médard, accompagné d'une délégation de la gendarmerie, a présenté le dispositif devant une trentaine de participants. « La mission de la gendarmerie est de protéger la population et les personnes vulnérables », a-t-il indiqué. Aujourd'hui, les agriculteurs, qui sont sujets à de nombreux actes délictueux, en font partie. Le pays compte environ 440 000 exploitations agricoles et près de 15 000 délits ont été enregistrés en 2019 au niveau national, ajoute-t-il. Si en Haute-Vienne ces actes demeurent faibles par rapport à d'autres départements français, il ne faut pas baisser la garde car ils tendent parfois à être effectués par des cellules organisées (vol de tracteurs par exemple). « La cellule Déméter doit permettre le suivi des agressions vis-à-vis du monde agricole dans sa globalité (y compris les marchands de matériel agricole) », note le colonel Médard. Afin de cibler au mieux les zones à problème et d'y renforcer la surveillance, les agriculteurs sont invités à signaler tout acte malveillant en portant plainte, y compris pour le vol d'une simple fourche par exemple.

L'adjudant chef Didier Fressard, de la brigade de Saint-Léonard-de-Noblat, a quant à lui rappelé les  principales mesures de prévention à mettre en place pour limiter les risques de vol : enchaîner les petits matériels, fermer à clé  les bâtiments ou les hangars de stockage mais aussi les véhicules (dont les tracteurs), installer des mesures de dissuasion (fossés, buissons épineux...), compter sur la vidéo surveillance équipée de spots lumineux et se méfier des informations diffusées via les réseaux sociaux. 

L'auditoire a été attentif, d'autant plus que les cambriolages en zone rurale augmentent. Cependant, si la gendarmerie peut tenter de lutter contre l'agribashing quand il s'accompagne d'actes violents (dégradations de bâtiments, violation de la propriété privée), elle reste impuissante quand il demeure verbal...

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