Agriculture

Rencontre préfet et FDSEA/JA

Haute-Vienne
Rencontre préfet et syndicalistes à Eyjeaux
Le préfet de Haute-Vienne, Seymour Morsy, a répondu à l'invitation de la FDSEA et des JA pour évoquer, entre autres, la reconnaissance en Calamités agricoles du département pour la sécheresse 2020.

Enfin, la pluie s'était arrêtée en ce mercredi 10 février. Comme un clin d'œil facétieux au sujet du jour. Si les responsables de la FDSEA et des JA de Haute-Vienne ont invité le préfet Seymour Morsy sur l'exploitation de Thomas Gaugiran, à Eyjeaux, c'est bien pour évoquer l'actualité qui les préoccupe ces derniers jours : la reconnaissance en Calamités agricoles du département pour la sécheresse 2020. Et il y a urgence parce que la Haute-Vienne repasse en commission le jeudi 18 février prochain.

« Ce que nous vous demandons, c'est d'appuyer notre dossier au plus haut niveau », explique Boris Bulan, président de la FDSEA 87. Seymour Morsy se montre conciliant mais rappelle que « trois départements, le Cantal, le Lot et la Haute-Vienne repassent en deuxième commission et ce qu'il faudrait, c'est d'arriver à parler d'une même voix ». Une attitude commune qui peut achopper sur les zonages. En effet, certains pourraient être tentés de proposer un découpage de leur département. Ce que refuse a priori la Haute-Vienne. « J'ai déjà poussé aussi loin que possible en appelant plusieurs fois le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture », a révélé le préfet.

La répétition des étés sans eau

Tout le monde est conscient que le dossier est difficile, en particulier parce que les départements limitrophes n'ont pas fait de demande de classement en calamités agricoles. Il est d'ailleurs possible que la commission demande le zonage de la Haute-Vienne. L'une des difficultés les plus importantes vient de l'appréciation entre les données en possession de Paris et la réalité du terrain. « Nous, nous constatons, explique Boris Bulan, que les remontées sécheresse sont plus importantes que ce que disent les cartes à Paris. » Le préfet abonde en son sens : « Nous leur avons déjà dit de reprendre leur calcul à froid, notamment pour prendre en compte la répétition des sécheresses. »

La répétition des sécheresses. Les représentants des JA, de la FDSEA comme les agriculteurs présents ont en effet dit et redit à quel point ces répétitions d'été sans eau devenaient une difficulté majeure dans le département, en particulier pour l'élevage. Le préfet et les éleveurs sont tombés d'accord sur la nécessité de trouver des solutions sur du plus long terme, notamment en travaillant sur le dossier de l'eau. Mais, dans l'immédiat, ce dont les agriculteurs ont besoin, c'est le classement en calamités agricoles pour la sécheresse 2020, comme l'ont martelé les syndicalistes FDSEA et JA.

Dans la même thématique

Avec la campagne de prophylaxies obligatoires venue de Haute-Vienne, le laboratoire départemental d'analyses de la Creuse avait fort à faire quand la crise sanitaire a éclaté.
Nouvelle Aquitaine
"Nous avons tenu bon"
La Chambre d'agriculture et cinq étudiants en BTS productions animales ont proposé un après-midi d'échanges autour d'alternatives à la paille de céréales.
Haute-Vienne
Comment pallier le manque de paille ?