Agriculture

Virtuelles mais en live

Haute-Vienne
venet lanaud
Pour la troisième fois, les ventes de Lanaud étaient organisées virtuellement. Cette fois, chacun pouvait renchérir en profitant des commentaires en direct.

Les animaux défilent un par un dans le ring. Gilles Lequeux est comme de coutume à la manœuvre. La présentation de l'animal faite, les enchères débutent. De 100 euros en 100 euros, les prix s'envolent, plus ou moins en fonction de la demande. Tout a l'air de se passer normalement sauf que ce jeudi 26 novembre, comme la veille pour la vente des Espoirs, les gradins sont vides. Seuls des techniciens du Herd-book sont présents ainsi que quelques techniciens de structures mandatés par des éleveurs pour acheter en leur nom. La vente se déroule en virtuel, depuis chez soi.

Crise sanitaire oblige, tout a dû être repensé. « C'est la troisième vente à se dérouler de la sorte », note Cécile Thiaudière du service Communication. Mais aujourd'hui, « on propose des innovations par rapport aux deux ventes précédentes », ajoute-t-elle. Pour la vente de printemps, chaque animal avait été filmé dans le ring présenté par Gilles Lequeux, puis les vidéos avaient été diffusées sur le site de la limousine, ainsi que sur les réseaux sociaux. Les vidéos et les informations liées à chaque animal pouvaient être consultées avant la vente. Le jour J, seule la fiche était visible, les enchères se déroulaient à un moment précis mais sans commentaire. La vente grand cru organisée en septembre s'est basée sur une vidéo en direct, l'enchère restant indépendante de cette diffusion. Pour la première vente de la campagne 2020-2021, « le système a été amélioré pour que la vente se rapproche le plus possible de celles qui se déroulent traditionnellement dans le ring », note Cécile Thiaudière. « Il manque un peu l'ambiance des enchères puisqu'elles vont de 100 euros en 100 euros et qu'il est interdit de renchérir sur soi. Il n'y a pas d'effet d'envolée mais les enchères sont plus disputées que d'habitude, elles sont très rythmées et les ventes sont plus rapides », constate-t-elle. Chaque enchère repose sur un temps de 40 secondes dès que la présentation du veau est terminée. Si une offre est faite dans les 5 dernières secondes, 15 secondes de plus sont ouvertes.

Au préalable, les éleveurs qui le souhaitaient ont pu venir voir les veaux à la station, sur rendez-vous. Tout avait été mis en place pour respecter le protocole sanitaire.

De très bons résultats

Au final, 84 jeunes taureaux Espoirs et 70 RJ ont été mis en vente les 25 et 26 novembre. Le mercredi, 66 Espoirs ont trouvé preneur (80 % des effectifs présentés) à un prix moyen de 3 377 euros ; le top price de 8 700 euros est remporté par Palissy né à l'EARL Delage (19) qui part en Angleterre. Le lendemain, 69 RJ ont été vendus (soit 99 % des animaux mis en vente). Le prix moyen s'élève à 5 294 euros. Le top price est enlevé par Paturin, né au Gaec Lavigne (15) adjugé 15 600 euros à un élevage du Portugal. Preuves du succès de cette nouvelle organisation, cinq autres RJ ont ce jour-là dépassé la barre des 10 000 euros et, sur les deux ventes, 33 jeunes repros partiront à l'étranger (18 Espoirs et 15 RJ).

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