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peluche bvd
La première saison de prophylaxie au cours de laquelle le dépistage de la BVD a été généralisé vient de s'achever. La CDAAS fait le point sur cette pathologie et les actions menées.

Sur le terrain, entre éleveurs, la BVD est devenu l'un des sujets de discussion à la mode. La première saison de prophylaxie au cours de laquelle le dépistage de la BVD a été généralisé vient de s'achever et amène de nombreuses questions. Ces interrogations sont justifiées : le virus est bel et bien implanté dans le département. Près d'un quart des cheptels haut-viennois est concerné par la circulation du virus. L'occasion pour la CDAAS de faire un point sur la maladie et de décrire son soutien aux élevages infectés.

Modalités de la surveillance

La surveillance de la BVD est obligatoire dans tous les troupeaux français. Elle repose soit sur des sérologies (réalisées, pour les ateliers allaitants, à l'occasion des prophylaxies ou sur le lait de tank pour les ateliers laitiers), soit sur des virologies sur les veaux à la naissance à partir de prélèvements de cartilages auriculaires.

Les cheptels pour lesquels les sérologies de mélange se sont révélées positives à l'occasion de la dernière prophylaxie doivent obligatoirement mettre en place une surveillance virologique sur les veaux naissants en commandant auprès de l'EDE des boucles préleveuses. Ces boucles permettent de prélever un fragment de cartilage de l'oreille au moment de la pose de la boucle d'identification. L'analyse PCR de ce prélèvement permettra de déterminer si le veau est porteur de la BVD.

Que se passe-t-il en cas de résultats positifs ?

La surveillance des cheptels "supposés indemnes" repose essentiellement sur des sérologies. Mais, attention, si certains de vos animaux sont vaccinés contre la BVD, il est indispensable de le préciser à votre vétérinaire et ces bovins ne devront pas être analysés sans quoi les résultats des sérologies pourraient être positifs du fait de la vaccination, et le cheptel pourrait être considéré, à tort, infecté. Les cheptels "supposés indemnes" peuvent également s'engager de manière volontaire dans le dépistage virologique des veaux naissants, la recherche de la BVD ne sera alors plus effectuée au moment des prophylaxies.

Si lors de la prophylaxie 2020/2021, une ou plusieurs sérologies de mélange sont positives, il sera demandé à l'éleveur de mettre en place le dépistage des veaux à la naissance afin de vérifier la présence d'animaux infectés (en particulier Infectés permanents immunotolérants : IPI) dans le troupeau.

Si un veau présente un résultat virologique BVD positif, l'élevage sera considéré infecté et un plan d'assainissement sera mis en place dans l'élevage. Ce plan comprend la réalisation d'une enquête épidémiologique, la détermination du statut BVD de l'ensemble du troupeau, le dépistage des veaux à la naissance et l'élimination des IPI.

Aider à assainir les troupeaux

Le conseil d'administration de la CDAAS a validé plusieurs dispositions financières afin d'aider les éleveurs dont les cheptels sont infectés par la BVD à mettre en place un plan d'assainissement. L'enquête épidémiologique, préalable à tout plan d'assainissement et réalisée par la CDAAS avec le vétérinaire sanitaire, sera intégralement prise en charge par la CDAAS, ainsi que les prélèvements sanguins et la visite vétérinaire, réalisés dans le cadre des plans d'assainissement. Les analyses virologiques seront quant à elles prises en charge à 50 %. Enfin, la CDAAS a également prévu la prise en charge des frais d'euthanasie des IPIs et une indemnisation forfaitaire de 100 € par veau laitier et de 250 € par veau allaitant sous réserve que les bovins soient éliminés dans les 15 jours après réception des résultats d'analyse.

Ces mesures contribuent, de manière collective, à limiter la pression virale dans le département.

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