Agriculture

Un syndicat et beaucoup de volonté

Haute-Vienne
Nicolas Chameau et Nicolas Coudert co-président le syndicat départemental culs noirs du Limousin.
Si l'inscription au livre généalogique est obligatoire pour les éleveurs de cul noir limousin, adhérer au syndicat est facultatif mais recommandé pour dynamiser cette production.

L'un est coopérateur, l'autre indépendant, mais tous les deux ont la race cul noir limousin chevillée au corps. Ensemble, Nicolas Coudert et Nicolas Chameau président depuis l'an dernier le syndicat départemental de la race. Le premier est également président du Ligéral (le livre généalogique des races locales) et de la coopérative L'Écusson noir, installé au Domaine de Bourdelas, à Séreilhac. Le second a la caractéristique de ne produire sur son exploitation de Cussac que des porcs cul noir. « Je me suis installé il y a cinq ans, sur une SAU d'une trentaine d'hectares », révèle Nicolas Chameau. L'éleveur s'appuie sur une trentaine de reproducteurs pour produire quelque 150 porcs charcutiers et 200 porcelets commercialisés auprès d'engraisseurs. Il avait commencé avec la coopérative avant de voler de ses propres ailes. À Séreilhac, Nicolas Coudert compte également une trentaine de reproducteurs pour une production de 100 à 120 porcs charcutiers par an, en revanche, le cul noir est une diversification dans son exploitation d'élevage bovin viande.

Sauvegarder la race

« Nous avons envie de sauvegarder la race avec ses atouts et ses contraintes », confie Nicolas Coudert. Pour cela le syndicat est « porteur de projet sur l'écriture d'un dossier en vue d'obtenir un signe officiel de qualité », confirme Nicolas Chameau. L'idée serait d'obtenir une AOC française et une AOP européenne afin de « lier la race et sa production à son territoire », précise l'éleveur de Séreilhac.

D'ici l'obtention de ce signe officiel de qualité, les deux présidents ne ménagent pas leurs efforts pour moderniser leur syndicat, avec un but : apporter de la technicité aux éleveurs. Des commissions ont été mises en place autour des aspects sanitaires, de la prophylaxie, de la biosécurité, de la technique et de la communication pour être plus efficace dans chacun de ses domaines. Les deux présidents appellent d'ailleurs toutes les bonnes volontés à les rejoindre.

Enfin, le syndicat a créé une verraterie dont la troisième bande sortira ce printemps. « Cette station est une réponse à des besoins, entre autres, de sauvegarder des lignées en voie d'extinction et de proposer des verrats respectant des critères génétiques et techniques », souligne Nicolas Chameau.

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