Agriculture

Beaucoup d'attentes de la nouvelle Pac

Haute-Vienne
Fiona Marty, de la FNAB, a présenté les attentes de la fédération de la prochaine Pac pour l'Agriculture biologqiue.
L'assemblée générale d'Agrobio87 a permis de faire le point sur l'avancée des négociations liées à la réforme de la Pac. Les échanges ont été riches.

Fiona Marty, chargée des affaires européennes à la FNAB, a rappelé rapidement le décor : en Europe, le budget de la Pac représente 51 milliards d'euros par an. La part réservée à la France est de 9 milliards, 80 % pour le premier pilier (soit 7,5 milliards) et 20 % pour le deuxième pilier (soit 1,5 milliard).

Si 2020 et 2021 sont deux années de transition, les revendications de la FNAB et du réseau "Pour une autre Pac", qui s'appliquerait dès 2023, se décline en quatre points.

Le premier concerne la mise en place d'une rémunération des services environnementaux générés par l'agriculture biologique. « On souhaiterait avoir un PSE bio (ou paiement pour service environnemental) financé dans le cadre du premier pilier. Le fait d'être en bio pourrait être la porte d'entrée pour entrer dans ce dispositif », note Fiona Marty.

Le second s'attache à obtenir un budget plus important pour être en mesure de développer les surfaces en bio et atteindre les 25 % de la SAU en 2030. Cette aide à la conversion serait assurée par des fonds du deuxième pilier.

Le troisième point concerne les aides couplées, animales et végétales. « Pour les aides animales, on demande une revalorisation du bonus AB et la création d'une aide "bœuf bio" », ajoute-t-elle. Les aides couplées végétales ciblent les légumineuses et protéagineux, les fruits et légumes et les semences bio. À propos de ces dernières, « j'aimerais que le droit de multiplier ses propres semences soit davantage pris en compte », a remarqué un participant. Le risque que l'aide aux semences bio soit conditionnée à une liste variétale existe mais, parce que le ministère semble tendre vers de la simplification, « si l'aide voit le jour, on pourrait être à l'abri d'une telle liste », note Fiona Marty.

Enfin, le quatrième point traite d'installation, sujet autour duquel il faut se mobiliser compte tenu de l'évolution démographique de la population des chefs d'exploitation. « Il est demandé de prioriser et revaloriser l'agriculture biologique avec une dotation nouvel installé accessible après 40 ans », ajoute-t-elle.

Au niveau de la Région Nouvelle-Aquitaine, le pacte bio a été reconduit pour deux ans. Le programme Néo Terra porté par la Région enthousiasme les membres de la FRAB Nouvelle-aquitaine, et par conséquent ceux du territoire. À suivre.

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