Agriculture

Bilan contrasté pour la CDAAS

Haute-Vienne
Les participants ont assisté à l'AG de la CDAAS assis sur les travées du ring du Pôle Lanaud.
La Coopérative départementale d'action sanitaire a tenu son assemblée générale à Lanaud. Les évolutions législatives et les changements internes impactent son fonctionnement.

Une fois de plus, la pandémie de Covid-19 oblige à s'adapter à la situation. Du coup, la Coopérative départementale agricole d'action sanitaire (CDAAS) s'est déplacée au Pôle de Lanaud pour organiser son assemblée générale. Au moins a-t-elle pu se tenir en présentiel, au contraire de l'année dernière où le premier confinement l'avait empêché. Dans les travées du ring de Lanaud, les personnes présentes ont respecté les consignes sanitaires, parce que, comme l'a rappelé le président de la CDAAS, Michel Gandois, « en élevage, cela fait 70 ans que nous pratiquons l'action sanitaire collective ». Et d'asséner le triptyque essentiel de cette action sanitaire : « Prévention, prophylaxie, lutte ».

« Ne rien faire comme cela peut être préconisé çà et là serait suicidaire », martèle le président de la CDAAS à propos de la tuberculose bovine. La surveillance menée sur la campagne 2019-2020 a permis de tuberculiner 103 081 bovins dans 1 441 cheptels. Au final, entre les tuberculinations et les suspicions en abattoir, cinq élevages se sont révélés positifs à la tuberculose bovine. Pour la campagne en cours, la directrice de la DDCSPP, Marie-Pierre Muller, a précisé : « On recense actuellement deux foyers, un au sud, l'autre au nord du département. » Pour ce deuxième cas, il a été détecté à l'abattoir, « ce qui signifie qu'il est passé au travers de la prophylaxie », déplore la directrice de la DDCSPP.

La campagne d'éradication de la BVD est bien lancée avec plus de 80 % d'élevages déjà engagés pour une maladie qui « coûte 30 millions par an en France », souligne le codirecteur de la CDAAS, Olivier Paillon. En Haute-Vienne, pour l'instant, la surveillance est effectuée par sérologie et « nous poussons pour entrer en surveillance par virologie que nous estimons plus efficiente », a encore précisé Olivier Paillon.

L'AG a permis d'évoquer également la lutte contre l'IBR qui sera impactée par l'application de la loi Santé animale à partir du 21 avril mais avec des aménagements vraisemblables jusqu'à l'automne, l'élevage ovin avec un soutien accru aux jeunes qui ont parfois à faire face à des « situations sanitaires ambiguës », selon le président Michel Gandois, ou encore de nouvelles actions d'appui sanitaires en porcin.

En revanche, d'un point de vue financier, l'exercice s'avère déficitaire à hauteur d'un peu plus de 200 000 euros, imputables à une hausse des charges d'exploitation.

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David Delgoulet est chef de service du Herd-book limousin. À ce titre, il organise la formation au jugement des animaux de race limousine tous les ans.
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