Agriculture

Un jeune homme bien engagé

Haute-Vienne
Benjamin Valadas, président d'Opalim
Opalim, Organisation de producteurs associés du Limousin, a un nouveau président depuis la fin du mois de mai. Benjamin Valadas succède donc à Roland Pellenard.

Il a un regard qui pétille, un sourire franc et sa jeunesse. Surtout, il n'est pas dupe et entend ce qui se murmure à propos de son nouveau rôle mais lui est droit dans ses bottes : « Je ne suis la marionnette de personne. En revanche, j'ai voulu m'entourer de personnes d'expérience. » Voilà c'est dit, n'en déplaise aux contempteurs. Benjamin Valadas n'a que 26 ans mais il est le nouveau président d'Opalim parce qu'il l'a bien voulu.

Si sa jeunesse à un tel poste peut surprendre, c'est beaucoup moins une surprise pour ceux qui connaissent l'éleveur de La Porcherie. « C'est une nécessité pour moi de m'impliquer dans la vie professionnelle et dans la vie tout court », relate-t-il. Cette volonté de s'engager se traduit par son action au sein des Jeunes Agriculteurs dont il était jusqu'à présent secrétaire général ou encore son entrée, depuis le printemps 2020, au conseil municipal de sa commune.

Benjamin Valadas s'est installé en 2016 en rejoignant ses parents sur le Gaec familial. L'exploitation est typique de la Haute-Vienne avec une production mixte bovin-ovin. La SAU est constituée d'environ 180 hectares dont 15 en céréales pour l'autoconsommation. Le cheptel comprend 120 vaches allaitantes et 105 brebis. La commercialisation des broutards et autres vaches de réforme engraissées est effectuée via Opalim.

Benjamin Valadas défend avec passion le métier d'éleveur. Et il l'a prouvé à plusieurs reprises, soit en manifestant pour demander une meilleure application de la loi EGAlim, soit en ouvrant les portes de son exploitation lors des journées Made in viande. En succédant à Roland Pellenard à la tête d'Opalim, il franchit une étape supplémentaire. Il est entré au conseil d'administration de l'organisation de producteurs en mars. « Roland Pellenard cherchait un successeur pour la présidence et nous en avons longuement parlé », se souvient le jeune homme. Si l'idée pouvait le séduire, il était d'abord nécessaire d'en discuter avec ses associés, donc ses parents. « Ils m'ont mis en garde sur ce que ça signifiait, m'ont donné leur confiance et je pense qu'ils sont fiers. » Et il s'est lancé pour être élu à la présidence fin mai.

Le dossier essentiel sur lequel il compte se lancer est « dans la continuité de mon combat syndical » puisqu'il s'agit de la contractualisation dans le cadre de la loi EGAlim, avec une idée-force, « apporter des revenus décents aux éleveurs ». Des projets de contractualisation sont déjà en cours, d'autres à venir. « Je veux rencontrer les acteurs de cette contractualisation pour établir des liens », précise Benjamin Valadas. Le nouveau président d'Opalim veut aussi apporter de la technique dans les élevages en s'appuyant sur « notre équipe technique qui est très compétente ».

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