Collectivités

Ils étaient heureux d'être là

Haute-Vienne
Le meilleur animal du concours remportera la plus haute enchère. Elle est adjugée 9 100 E à Leclerc Limoges.
Les 21 et 22 août, les Journées de la viande de Saint-Léonard se sont déroulés en parallèle des Médiévales à Saint-Léonard-de-Noblat. L'ambiance était au rendez-vous.

Dès le samedi matin, les stands se sont animés place de la Libération à Saint-Léonard-de-Noblat. « Comme prévu, nous nous sommes limités à mobiliser des éleveurs du canton et des communes alentour », indique en introduction Matthieu Anoman, le président du comité des foires. Environ 50 animaux de boucherie étaient en concours, soit autant qu'en 2020 mais beaucoup moins que de coutume, la mobilisation des acheteurs étant difficile à évaluer compte tenu de la conjoncture. Un jury composé de trois membres de la FNCAB a œuvré une grande partie de la journée pour juger les sections puis décerner les prix d'honneur. « Ce sont des animaux de haute qualité qui répondent à la demande des boucheries traditionnelles ou de GMS ainsi qu'à celle des restaurateurs. Les critères que nous prenons en compte sont la qualité d'engraissement, la finesse d'os et de cuir qui nous permettent de faire la différence », indiquent les membres du jury. Une fois leur travail accompli, le verdict est tombé. Il faudra ensuite attendre le dimanche matin pour que la vente aux enchères se déroule...

Pendant ce temps, les animations ont battu leur plein. Outre les stands des partenaires ou bien le marché artisanal, un concours de reproducteurs était au rendez-vous. Son organisation avait été confiée à Philippe Deshoulières, éleveur sélectionneur à Saint-Martin-Terressus. « Je suis satisfait car 9 élevages du secteur ont répondu présent pour environ 70 animaux. Les éleveurs sont motivés et je pense qu'à cause de l'effet Covid, ils attendaient de pouvoir se revoir, indique-t-il. À Saint-Léonard-de-Noblat, il y a une histoire autour de la limousine. Et puis les animaux en concours sont de très bonne qualité avec une génétique assez variée qui représente très bien la plasticité de la race », ajoute-t-il.

Ces critères ont été jugés avec attention par Régis Lequeux, éleveur dans l'Indre. « J'ai vu des animaux très bien préparés, très bons dans leur gabarit avec beaucoup de viande, très bons aussi dans leur finesse. C'est vraiment super étant donné la conjoncture », remarque le juge. Il se dit aussi « très satisfait car le concours a été convivial, avec des éleveurs qui se respectent et qui étaient heureux d'être là ». Quelques-uns de ses choix : Jouvence, de Philippe Deshoulières sacrée "meilleur animal du concours", Paillasson, de l'EARL Nanot, "meilleur muscle mâle", Mafia, au Gaec Dumont Frères, et Rafale, au Gaec Talabot, sacrées "meilleurs animaux à fort DM femelles", Réglisse à Nadine Fraisseix-Léger, "meilleur sans cornes"...

Et le lendemain

Le lendemain, la vente aux enchères est le point d'orgue attendu, animée par Baptiste Galand. Les huit prix d'honneur étaient proposés. L'enchère la plus disputée a concerné le meilleur animal du concours, une génisse de 3 ans née au Gaec de La Petite Vary à Bujaleuf. Cette petite-fille d'Azzuri dotée d'un poids vif de 810 kg a été finalement adjugée à la boucherie du Leclerc Limoges face à la boucherie Lacheny de La Jonchère pour 9 100 euros. Leclerc Limoges achète ainsi le meilleur animal du concours pour la 5e année consécutive.

Le meilleur quartier arrière, une vache du Gaec Chillou de Royères, est remporté par Plainemaison pour la Boucherie du Limousin de Paris pour 6 000 euros. Les autres animaux présentés n'ont pas à rougir non plus de leur prestation. Quant à ceux qui n'ont pas été mis aux enchères, ils se sont négociés au fil de l'eau, à la barre*.

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