Agriculture

Pas si catastrophique cette année

Haute-Vienne
Agneaux d'herbe (avril)
Après une valorisation des agneaux de Pâques satisfaisante compte tenu du contexte, les premiers agneaux d'herbe se commercialisent plutôt bien.

"Ça se passe plutôt pas mal, annonce François Vannier, le président de Limovin, à propos du commerce des agneaux de saison. Après une gestion correcte des agneaux de Pâques, où les pertes essuyées ont pu être minimisées (communication, valorisation des agneaux sous signes de qualité...), "le commerce est aujourd'hui équilibré, même si on accuse une très légère baisse de volumes par rapport à l'an dernier (- 1 %). Donc on est plutôt contents", ajoute-t-il.

À Limovin, "97 % des agneaux achetés le sont sous l'IGP Agneau du Limousin, 60 % sont vendus sous la marque Baronet, le reste part en standard. Mais tous se vendent. Nos clients travaillent bien, ce n'est pas encore la période de vacances ; en GMS, les opérations mises en place ont bien fonctionné ; les cours sont satisfaisants, supérieurs à ceux de l'an dernier", précise François Vannier. Les indicateurs sont donc plutôt au vert, d'autant que les premiers agneaux d'herbe s'écoulent tranquillement. En effet, "il n'y a pas de problème particulier de délais de ramassage cette année contrairement à l'an dernier", conclut-il.

À Ecoovi, ils sont également sereins

Du côté d'Ecoovi, Didier Poux, le directeur, est lui aussi relativement serein. "Pendant le confinement, on a eu une grosse frayeur concernant les agneaux de Pâques. On a mis en place des drives en plusieurs points de la région pour écouler un maximum d'agneaux (à Poitiers, Angoulême et Verneuil-sur-Vienne), on a pu compter sur les GMS qui ont priorisé l'agneau français, un bon relais médiatique a été déployé pour parler de l'agneau et du mouton. Du coup, les consommateurs ont favorisé la production française", rappelle-t-il. Pendant cette période particulière, les cours, qui se sont maintenus sur l'Agneau du Limousin, le Baronet et le Diamandin, ont accusé un retrait en agneau français mais le gros des volumes est parti. Aujourd'hui, "la sortie des agneaux d'herbe se passe bien, le marché est à peu près équilibré avec des cours encourageants. Les GMS développent de nombreuses opérations commerciales et la préparation de l'Aïd prévu fin juillet semble doper la demande. Tous ces facteurs concourent à ce maintien des prix", ajoute Didier Poux.

Si pour l'instant, la situation est satisfaisante, attention ! "Les choses évoluent vite", note-t-il, prudent. "Pour l'instant, il y a de l'herbe mais dans certains élevages la mouche à myiases W. magnifica (ndlr : là aussi un problème sanitaire de taille !) cause déjà d'importants dommages, qui pourraient à terme décourager les éleveurs", remarque-t-il. Ce constat amène à la prudence car, la troupe de brebis tendant à se réduire année après année, le risque d'atteindre d'un seuil critique pour assurer le fonctionnement des outils d'aval ne doit pas être occulté.

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