Agriculture

« La prévention est dans notre ADN »

Haute-Vienne
Mercredi 29 septembre, une opération de prévention contre les incendies avait lieu au Gaec Prévost-Delage.
Groupama a lancé une action de prévention contre les incendies. 11 journées de formation et d'audit seront organisées en Haute-Vienne. Elle seront ouvertes à tous.

Groupama a démarré son opération de prévention contre les incendies en Haute-Vienne. Au total, 11 exploitations seront visitées, pour sensibiliser les exploitants aux usages des extincteurs et vérifier le matériel présent sur la ferme. « Ces journées sont ouvertes à tout le monde, sociétaires ou non », rappelle Christel De Brem, chargée des relations publiques et de l'action mutualiste de Groupama Haute-Vienne*.

C'est l'entreprise partenaire, Desautel, qui se chargera de l'opération. Basée à Limoges, elle est spécialisée dans le domaine de la protection incendie depuis 1932.

Quel extincteur pour quels usages

Au cours de ces journées, les exploitants seront formés aux usages des extincteurs. « Il en existe à eau, à poudre, à CO2 », cite Christel De Brem. Ils ont tous des usages différents, par exemple « celui à poudre est nocif pour les animaux », celui à CO2 est adapté pour les tableaux électriques puisqu'il permet de ne pas abimer le matériel. Des informations indispensables à connaître si l'on ne veut pas créer des dommages collatéraux. Les présents apprendront également à manipuler l'extincteur : « Quand on ne sait pas faire, le temps qu'on comprenne le fonctionnement, il est déjà trop tard », souligne Christel De Brem.

Un investissement rentable

Convaincu de l'utilité d'un équipement aux normes, Jérôme Prévost, exploitant à Saint-Laurent-les-Églises et administrateur au sein de la caisse locale d'Ambazac, s'est porté volontaire pour cette action de prévention. Le mercredi 29 septembre, une dizaine de personne était réunie au Gaec Delage-Prévost. C'était la deuxième réunion depuis le début de l'opération.

Le budget extincteur peut faire peur « c'est souvent une dépense secondaire », déclare Jérôme Prévost. Mais « le risque de perdre son fourrage et ses céréales est trop grand », contrebalance l'exploitant. En effet « le prix de la paille a flambé, il est d'environ 90-100 € la tonne ». La perte du stockage, pour cause d'incendie, mettrait donc l'exploitation en grande difficulté. En comparaison, le coût d'un équipement « vaut le coup ».
L'objectif de cette action est aussi « de montrer ce que les caisses locales de Groupama savent faire, précise Luc Gougeaud, président de la caisse locale d'Ambazac. La prévention fait partie de notre ADN ».

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