Politique

Rentrée sociale, amère et volontaire

Haute-Vienne
Jean-Claude Leblois
L'Assemblée départementale s'est réunie en séance plénière hier à Limoges. Les élus ont eu à se prononcer sur des dossiers liés à l'insertion ou encore à la transition écologique.

Hier s'est déroulée la séance plénière de l'assemblée départementale, à Limoges. Les conseillers départementaux ont eu à délibérer sur plusieurs dossiers. Lundi 18 octobre, le président Jean-Claude Leblois, a souhaité, face à la presse, mettre l'accent sur certains d'entre eux, notamment en ce qui concerne la transition écologique et développement durable, la DM 2 et, surtout, la rentrée sociale.

Sur le front de la rentrée sociale, le président du Conseil départemental voit poindre « une colère latente » face à la hausse des prix du carburant ou bien encore l'entrée en vigueur de la réforme de l'assurance-chômage. « Même si l'effet de cette dernière ne sera pas immédiat, le nombre de RSA est un indicateur que nous allons observer. » Cet aspect social rentre en effet dans les compétences départementales. Dans ce cadre, le Département a présenté son programme départemental d'insertion 2021-2025. L'idée est d'accompagner en particulier les bénéficiaires d'un RSA pour leur permettre de sortir de ce système. « En France, 50 % des allocataires restent en-dehors d'un parcours d'insertion, en clair sur le carreau », s'alarme Jean-Claude Leblois.

Ce programme, grâce aux partenariats d'acteurs locaux, se déclinera localement via des Plans territoriaux d'insertion (PTI). « Le but pour nous est d'être au plus près des besoins exprimés sur chaque territoire », précise le président. L'ensemble s'appuie sur quatre priorités : dynamiser les parcours d'insertion ; développer des dispositifs d'accompagnement individualisé ; renforcer les contrôles ; et mobiliser de nouveaux leviers, notamment en direction de l'Économie sociale et solidaire. « Nous accompagnerons également des initiatives locales comme le dispositif Territoire zéro chômeur longue durée sur lequel s'engage, par exemple, la communauté de communes Monts et barrages », se félicite Jean-Claude Leblois.
Le Ségur de la santé a débouché, entre autres choses, sur la nécessité de revaloriser les métiers de l'aide à domicile. Cette revalorisation salariale via l'avenant 43 doit permettre une augmentation de l'ordre de 15 % et est entrée en vigueur le 1er octobre. Avec en filigrane la volonté, face au vieillissement de la population, de maintenir le plus possible les personnes âgées ou dépendantes à domicile. « Nous sommes d'accord mais les dépenses ne sont pas soutenables », déplore le président du Département. Surtout, Jean-Claude Leblois pointe le fait que tous les aides à domicile ne seront pas loger à la même enseigne, selon qu'ils travaillent dans des structures habilitées et prestataires, des structures mandataires, ou de gré à gré. Le président du Conseil départemental regrette « une gestion compliquée et des différences entre les structures, habilitées ou non ».

Enfin, le Département a reconduit le financement et l'animation du Fonds d'aide aux jeunes qui permet de soutenir les 18/25 ans dans leur vie quotidienne. Jean-Claude Leblois a proposé de lancer une réflexion sur la possibilité de créer « un revenu jeunes en 87 », qui viserait à l'autonomie et l'insertion de ces jeunes.

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