Economie

Une nouvelle étape pour les Vaseix

Haute-Vienne
Christophe Auboueix, nouveau directeur de l'Eplefpa Limoges-Nord Haute-Vienne.
Depuis le 1er septembre, Christophe Auboueix a pris les fonctions de directeur au sein de l'Eplefpa de Limoges-Nord Haute-Vienne. Il souhaite accompagner les nouveaux enjeux.

« Ce qui m'intéressait était la dimension multi-sites et multi-centres », déclare Christophe Auboueix. Après 32 d'expérience dans l'enseignement agricole, le Creusois a voulu relever un nouveau challenge. Il a alors pris ses fonctions de directeur de l'Eplefpa de Limoges - Nord Haute-Vienne le 1er septembre dernier. Il succède à Max Delpérié qui a dirigé l'établissement pendant 8 ans.

Christophe Auboueix compte bien amener un regard neuf à « cet établissement qui a plein d'atouts », affirme-t-il.

Fils d'agriculteur, il se prédestinait à s'installer mais « l'histoire en a voulu autrement », raconte-t-il. Il a démarré son parcours professionnel en tant que formateur en économie et gestion d'entreprise. Puis il est resté finalement dans le milieu de l'enseignement et a enchaîné des postes à responsabilités : directeur du CFPPA puis du CFA d'Ahun en Creuse, directeur de l'Eplefpa Montluçon-Larequille, et enfin directeur de l'Eplefpa Bourges-Le Subdray. Fort de ces expériences dans l'enseignement agricole, le nouveau directeur des Vaseix sait où il va.

Des axes stratégiques clairs

Dans un premier temps, en lien avec le comité de direction composé de 14 personnes, il souhaite « redéfinir une gouvernance partagée, un pilotage de l'hygiène et de la sécurité et améliorer les conditions de travail de tous. Ce sont des sujets prégnants », souligne-t-il.

Un autre enjeu majeur est de « former les acteurs de demain » en matière de transition écologique. Il s'agira d'accompagner les jeunes sur les questions « d'écologie, agroécologie, circuits courts, loi EGAlim... » afin de répondre aux besoins du territoire et aux politiques publiques.

Christophe Auboueix souhaite également adapter les enseignements au public « Dys » (dyslexique, dysphasique, dyspraxique...). Le tiers du temps sera dédié à la formation théorique et pour le reste « il faut s'appuyer sur les ateliers techniques comme support de formation » à savoir la boutique, le centre équestre, le maraîchage, les exploitations... Cette application concrète est d'ailleurs la marque de fabrique de l'établissement. Elle permet de « faire mûrir des projets » et de préparer au mieux les élèves à leur avenir professionnel.

En parallèle, avec un plan de communication national, le directeur va s'affairer à promouvoir l'enseignement agricole et plus particulièrement les filières de l'établissement*. « On est persuadés que les jeunes ne viennent pas car ils ne connaissent pas nos filières », affirme Christophe Auboueix. L'enjeu est stratégique puisque « nos métiers sont en tension. L'élevage, l'agroalimentaire, le service à la personne, maréchal-ferrant, espaces verts, on manque de candidats ».
Pour accompagner ces évolutions, de nouveaux bâtiments devraient voir le jour sur le site de Magnac-Laval d'ici deux ans. De nouvelles exploitations devraient également être acquises afin de travailler sur les nouvelles préoccupations comme le bien-être animal, les nouvelles technologies...

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