Environnement

Visiter pour se rendre compte

Haute-Vienne
Nos poubelles finissent à la centrale énergie déchets de Limoges Métropole. Cette usine bien particulière propose au public des visites guidées.

Anne-Sophie Fernandez, responsable du suivi d'exploitation de la centrale énergie déchets de Limoges Métropole, pose une boule de pétanque qui a perdu tout son brillant devant les visiteurs. « C'est un mâchefer », explique-t-elle, un résidu solide de combustion. La boule est bien passée dans l'un des trois fours de la centrale, à une température dépassant les 1 000 °C, mais elle est toujours aussi ronde. « Elle n'aurait pas dû arriver là, si ? », interroge l'un des visiteurs. « Non, effectivement, c'est une erreur de tri de l'un de nos concitoyens. Mais la poubelle noire sert encore trop souvent de fourre-tout », se désole-t-elle.

Visites guidées

Pendant tout l'été, en partenariat avec la CCI de la Haute-Vienne, des visites guidées sont organisées à la centrale pour découvrir ce qui se passe « une fois qu'on a jeté notre sac d'ordures ménagères. » La visite est ouverte à tout le monde et même conseillée pour comprendre les problématiques posés par l'élimination de nos déchets. En 2019, la centrale a traité 92 000 t de déchets (50 000 t de Limoges Métropole, 35 000 t du Syded 87 et 8 000 t de déchets non dangereux en provenance d'entreprises). Des métaux, normalement valorisables en amont, ont été récupérés (850 t) ainsi que 17 000 t d'autres mâchefers, qui, une fois traités, sont utilisés dans la construction des routes. Reste 2 000 t de résidus d'épuration des fumées d'incinération des ordures ménagères (Refiom) dont les collectivités ne peuvent rien faire si ce n'est les faire stocker dans des usines spécialisées.

La visite se déroule en trois temps : après un petit film de présentation, le guide revient sur le processus d'élimination des déchets et comment leur combustion permet de produire de l'énergie (eau chaude et électricité) qui est valorisée soit dans l'usine, soit à Ester Technopole, au quartier de Beaubreuil ou encore à l'Aquapolis. Une fois ces explications données, « on va en salle de contrôle, où on voit la fosse des déchets et l'entrée des fours, enfin on se dirige à l'extérieur de la centrale et on va voir nos ruches », détaille Anne-Sophie Fernandez. « Les ruches sont le point biodiversité de la centrale et elles nous permettent, en analysant les miels, de voir si la centrale rejette des résidus ou non. La centrale fait partie des sites très réglementés avec une réglementation qui évolue chaque année et qui est de plus en plus stricte ».

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