Collectivités

Séjour en Haute-Vienne sur mer

Haute-Vienne
Enfants jouant sur la plage au centre de vacances de Meschers. Conseil départemental. Estuaire de la Gironde.
Depuis 2007, le Département et la Fol 87 ont investi dans le centre Adrien-Roche de Meschers et ont réussi à redresser la fréquentation.

Les pins s'agitent doucement et forment comme un toit sur le chemin qui descend vers la plage. Les enfants courent sur le sable blanc dans un décor de falaises. Au début des années 2000, le Conseil départemental de la Haute-Vienne s'est posé la question de conserver la propriété de 7 hectares qu'il possède depuis 1951 à Meschers (Charente-Maritime), en bordure de l'estuaire de la Gironde. « En 2003, 2004, comme d'autres collectivités, le Département s'est demandé ce qu'il fallait faire de ce centre de vacances, explique Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental de la Haute-Vienne. On a fait faire un audit, mais ensuite il y a eu une véritable décision politique, car il ne suffisait pas de dire on reste propriétaire, il fallait être capable d'assumer un accompagnement financier. Si on le garde, on investit. Aujourd'hui, je ne regrette pas cette décision. »

Si la Fédération des œuvres laïques (Fol) de la Haute-Vienne gère le centre Adrien-Roche, le Département reste bien le propriétaire des lieux et participe régulièrement aux travaux d'entretien et de rénovations. « Ce partenariat est exemplaire, se réjouit Jean-Marc Deglane, président de la Fol 87. On est complètement libre et quand on veut faire des investissements, le Département nous aide. Car c'est l'un des grands problèmes de tous les centres de vacances : l'état du patrimoine. »

2,40 M€ d'investissement

À Meschers, les bâtiments sentent le neuf, sont propres, bien agencés. Depuis 2007, plus de 2,40 M€ ont été investis dans le centre. Le Département a participé à hauteur de 1,50 M€. Il n'y a que les 280 000 euros d'investissement de 2019-2020 consacrés à la rénovation de l'ancienne infirmerie et de l'ancienne maison du gardien qui n'ont pas encore tout à fait porté leurs fruits, pour cause d'arrêt des travaux en situation de Covid. « Le centre avait ouvert le 8 mars, raconte Armand Cuillandre, directeur du centre. Il a fonctionné une semaine avant d'être complètement fermé. On a finalement réouvert le 6 juillet avec une colonie de la Ville de Limoges. » Limoges ayant décidé de se séparer de son propre centre (à Saint-Trojan, sur l'île d'Oléron), elle a cherché pour ses enfants un nouveau point de chute et retenu celui du Département !

Jean-Marc Deglane se souvient de l'époque où il fallait restreindre le nombre d'inscriptions. « Aujourd'hui, en proposant des séjours pour 50 enfants, on se demande si on va remplir, constate-t-il. Il y a une quinzaine d'années, on a donc décidé d'attirer sur notre centre des groupes extérieurs. » Et pour que cette stratégie marche, il fallait évidemment offrir des hébergements de qualité.

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