Agriculture

La date de semis fait la différence

Haute-Vienne
Axel Brac, apprenti chez romain Chauzat
Cette année, les ensilages de maïs se feront beaucoup plus tôt que d'habitude. La situation, très hétérogène sur le département, varie aussi en fonction de la date de semis.

Romain Chauzat est installé au Montezour, sur la commune de Peyrilhac, depuis novembre 2011. Nadine Galamaud, sa compagne, compte le rejoindre sur l'exploitation.

Romain Chauzat conduit un troupeau de 80 vaches limousines en système naisseur et une troupe de 200 brebis sur une surface de 214 ha. Afin d'assurer l'alimentation de ses deux troupeaux, il compte sur le maïs. " Cette année, j'ai consacré 12 ha de ma SAU à cette culture. J'ai opté pour Figaro, un maïs demi-précoce (indice 250 à 270). 5 ha ont été semés au 17 avril et le reste vers le 5 mai ", indique-t-il.

Deux dates de semis, deux rendements

La météo de l'année a vraiment impacté la croissance de ces deux cultures. " Le premier maïs a bien poussé. Il avait été installé en terre sèche derrière un apport de fumier et un labour. Les pluies de fin mai début juin lui ont bien réussi. Son implantation s'est bien passée puis les épis ont été bien fécondés ", note Romain Chauzat. Ce maïs a été récolté le 21 août dernier. Si c'est la première fois qu'il ensile aussi tôt du maïs, Romain Chauzat avoue être relativement satisfait. " Le rendement est relativement correct et le taux de matière sèche, aux alentours de 33 %, conforme aux objectifs recherchés ", ajoute-t-il.

Il n'en va pas de même pour la deuxième parcelle installée vers le 5 mai. Si les conditions d'implantation étaient similaires, " le coup de chaud de mai l'a fait souffrir et a nuit à son installation. Derrière, il n'a pas pu rattraper son retard. Il est beaucoup moins haut que celui qu'on vient de récolter et, même si les précipitations de la mi-août lui ont fait du bien, la fécondation a été moins bonne et les épis ne sont pas bien remplis ", précise-t-il. Ce maïs devrait être ensilé entre le 5 et le 10 septembre. Les rendements attendus seront certainement moins élevés qu'espérés et le manque de grain sera là... Romain Chauzat n'est pourtant pas trop inquiet. " J'avais semé plus que de besoin. Du coup, je devrais en avoir juste assez. J'envisageais d'en récolter une partie en grain. Ce sera certainement partie remise ! ", conclut-il.

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