C'est un jardin extraordinaire

Les concepteurs du jardin, Mathieu Arrieta et Sarah Tullot, ont fait visiter le chantier aux membres du Secours populaire.
À l'occasion de ses portes ouvertes à Limoges, le Secours populaire de Haute-Vienne a dévoilé son Jardin des cultures dont les premiers éléments sont en train d'être aménagés.

« C'était un petit jardin... » chantait Jacques Dutronc, voué à disparaître à cause d'un promoteur. Aujourd'hui, c'est plutôt l'air de Charles Trénet qu'on a envie d'entonner pour célébrer la création d'un jardin extraordinaire, celui du Secours populaire. « Nous avons voulu créer un lieu de partage, d'échanges en jouant sur le mot culture, autant pour signifier ce qui se cultive, plantes, fleurs ou légumes, que les cultures dont sont issus nos bénévoles et nos bénéficiaires », définit Thierry Mazabraud, secrétaire général du Secours populaire de Haute-Vienne.

Pour élaborer son Jardin des cultures, le Secours populaire s'est adjoint les services de l'agence de design global YoctoStudio. Avant l'assemblée générale, le Secours populaire a organisé une journée portes ouvertes de ses locaux du 28 de la rue Henri-Giffard, dans la zone nord de Limoges, là où sera implanté le jardin. Mathieu Arrieta, de YoctoStudio, accompagné de Sarah Tullot, de L'Ombelle-Atelier du paysage, a présenté le projet en cours d'élaboration à une dizaine de bénévoles de l'association.

Mathieu Arrieta a défini ce projet comme le moyen de « donner au lieu une identité holistique sur une petite parcelle », puisque la surface dédiée au jardin est de 1 500 m2. Il s'agit donc bien d'un ensemble dans lequel on retrouvera une partie ornementale, du maraîchage, un verger, un poulailler, un rucher... Et un lieu spécifique où des événements, artistiques par exemple, pourront être organisés, un lieu d'échanges pour bien lier toutes les cultures.

Ces locaux du Secours populaire sont quand même bien implantés en une zone industrielle. D'où la présence de voitures. « Il fallait clarifier la place de la voiture », expose Sarah Tullot. C'est donc d'abord un parking qui délimite la première partie de ce jardin. Ensuite, il tourne autour du bâtiment selon une espèce de U. Un premier jardin, dit "de pluie" aura pour objet la récupération et la gestion des eaux de pluie. Puis viendront les plantations installées dans un jardin Mandala. « Nous y ferons des associations de cultures avec des vivaces et des potagères, pour voir notamment ce qui fonctionne ou pas », révèle Sarah Tullot.

Une dizaine de personnes et quelques encadrants devraient s'occuper de ce Jardin des cultures, petit écrin de nature qu'il est difficile d'imaginer nicher entre divers bâtiments industriels. Et ce n'est pas son seul mérite.

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