Un garage solidaire à Limoges

Claire Lamby, responsable de Mobilim87 et Mohammad, en contrat d'insertion.
Vendredi 1er juillet avait lieu, à Limoges, l'inauguration du garage solidaire Mobilim87, créé par l'association d'insertion Varlin Pont-Neuf.

Trouver un emploi c'est bien, pouvoir s'y rendre c'est mieux. La question peut sembler accessoire pour certains mais pour beaucoup la mobilité peut être un vrai frein à l'embauche, surtout dans le contexte de crise actuelle. Car quand bien même on arrive à se doter d'un véhicule, encore faut-il avoir les moyens de l'entretenir. L'association Varlin Pont-Neuf, au service de l'insertion professionnelle à Limoges, s'est emparée du sujet. Ainsi, vendredi 1er juillet avait lieu l'inauguration du garage solidaire "Mobilim87" au 46, rue Léonard-Samie à Limoges.

Ce projet est né avec la collaboration de la fédération Châtaigneraie Limousine et les associations Rempart, et Aleas porteuses de dispositifs d'Insertion par l'activité économique (IAE), mais aussi grâce au soutien d'acteurs publics comme la Ville de Limoges, Limoges Métropole, le Département, la Région Nouvelle-Aquitaine et l'État. Ouvert depuis le 1er mai 2022, le garage solidaire s'adresse aux personnes en situation de précarité (bénéficiaires RSA, demandeurs d'emploi, personnes sous le seuil de pauvreté) et propose une tarification adaptée. Scooters, voitures, voiturettes et vélos sont proposés à la vente ou à la location. Le garage propose également des prestations de réparations. "Le but n'est pas de faire de la concurrence aux garages mais d'être partenaires", souligne Stéphane Goujard, le directeur. En effet, le garage solidaire s'adresse justement à ceux qui ne peuvent pas aller dans des garages traditionnels.

Une équipe engagée

"Entre le moment où une personne nous appelle et où elle repart avec une solution, le laps de temps doit être le plus court possible", résume Claire Lamby, salariée de l'association et responsable du garage. Déjà engagée dans le milieu de l'insertion, Claire Lamby est venue au garage solidaire justement car "il y avait tout à faire : le financement, le projet, l'étude de faisabilité, la constitution de l'équipe, le développement des outils...", cite la jeune passionnée. Ouverts depuis seulement deux mois, "nous recevons déjà une cinquantaine d'appels par jour", informe la responsable. L'équipe est composée de six salariés, trois permanents et trois en insertion à temps partiel. Car oui, le garage solidaire est aussi une entreprise d'insertion. Baptiste Riffimer, le chef d'atelier, encadre deux jeunes en insertion, Mohamad Nattouf et Angélo Tilahimena. "Je suis là pour leur montrer le métier mais surtout pour les orienter vers un vrai projet pro", explique-t-il.

Pour soutenir ce projet, l'État a mobilisé le fonds de développement de l'inclusion (100 500 €), des crédits de la politique de la ville (50 000 € sur 2021-2022) et des crédits de la stratégie de lutte contre la pauvreté (20 000 € en 2020), soit 170 500 € au total, a rappelé Fabienne Balussou, préfète de la Haute-Vienne, présente à l'inauguration.

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