Anticiper la prochaine saison

Les deux pièges Japebrode ont été installés sur une hausse aménagée pour l'occasion puis peinte en rouge et jaune pour donner de la couleur et augmenter son attractivité. Les apiculteurs redoublent d'imagination pour freiner les effets de ce nuisible.
Avec les beaux jours, les frelons asiatiques vont fonder de nouvelles colonies. Piéger les fondatrices est essentiel et doit se préparer.

Limiter les dégâts causés par les frelons asiatiques au sein des ruchers est une préoccupation majeure des apiculteurs, qu'ils soient amateurs ou professionnels. Tous redoublent d'astuces et d'imagination pour contrer les méfaits de ce prédateur. La mise en place d'actions le plus tôt possible en saison est aujourd'hui recommandée. L'Association sanitaire apicole départementale (Asad 87) a anticipé. Et le 2 février, elle invitait les apiculteurs à une réunion centrée sur la présentation du piège Jabeprode, un piège imaginé par Denis Jaffré, qui a su conquérir le monde apicole puisqu'il a été couronné du prix Lépine. 

Piéger dès la sortie des reines

"L'idée, en organisant ce rendez-vous, est de coordonner le piégeage des fondatrices dès le printemps", indique en préambule Delphine Audureau, vétérinaire conseil à l'Asad 87. "Nous avons invité un maximum d'apiculteurs pour leur présenter ce piège très sélectif dimensionné uniquement pour le frelon asiatique. Il devra être installé au moment de l'émergence des reines, c'est-à-dire en mars-avril quand elles vont sortir de terre. Il sera laissé en place pendant deux mois pour éviter de piéger ensuite d'autres insectes un peu gros", poursuit-elle. Les pièges devront être espacés, de préférence installés tous les 350 mètres, et si possible à proximité d'un ancien nid.

Sélectif et sans produits chimiques

Le piège Japebrode veille à ne pas impacter l'environnement. Il est sélectif puisqu'il permet aux mouches et aux abeilles de ressortir, aux papillons et autres gros insectes de ne pas entrer.  "Aucun produit chimique ne sera utilisé pour attirer le frelon", souligne avec insistance Delphine Audureau.  Plusieurs types d'appâts peuvent être utilisés : soit le "classique", c'est-à-dire un mélange de bière, cassis et vin blanc, ou bien un mélange tout prêt acheté en magasin, ou encore du jus issu de la fonte de la cire pour les apiculteurs qui en disposent.

Des pièges pour tout support

Ces pièges, qui se vendent par paires, sont disponibles à la CDAAS (12,50 euros la paire). Ils sont à installer sur un support qui relève du choix de chacun. "On peut opter pour une vieille hausse, une vieille ruche, une caisse en bois... ou bien acheter une hausse neuve", note Delphine Audureau. Une fois les pièges assemblés, il s'agit de préparer le support, d'y faire des trous afin de fixer les pièges dessus. 

Le mardi 1er février, les participants à la réunion étaient invités à se munir de leur matériel afin de se faire accompagner pour installer les pièges. Une bonne idée pour fédérer les apiculteurs autour d'une cause commune : réduire l'impact du frelon asiatique.

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