Les filières porcines jouent collectif

Le stand OS tenu par le Ligeral au SIA 2022.
Le stand OS tenu par le Ligeral au SIA 2022.
L'affluence était au rendez-vous au stand de la filière porcine à Paris.
Les produits de la race porc cul noir étaient bien à l'honneur cette année au SIA. Cette fois, ils étaient aux côtés de leurs confrères sur un grand stand avec bar et espace de restauration.

La gastronomie haut-viennoise était également à l'honneur cette année au Salon international de l'agriculture. Les produits de la filière L'Écusson noir, à base de porc cul noir, étaient représentés dans le pavillon 1. Il ne s'agissait pas uniquement d'un "bar à jambon" mais bien d'un vrai stand avec un bar et 35 places assises. Installés sur l'espace dédié initialement au porc basque géré par Pierre Oteiza et tenu par le Ligeral, les produits du porc cul noir étaient aux côtés de leurs homologues : le noir de Bigorre, le porc basque Kintoa et le porc Corse. "L'objectif était de mettre en avant toutes les races dans une assiette collective", déclare Nicolas Coudert, président du Ligeral.

Présents du samedi 26 février au dimanche 6 mars, "cela a été une semaine intense", précise Mickaël Delanotte, animateur à L'Écusson noir. C'était la première fois que les races se retrouvaient à Paris de façon aussi collective et "cela a été un succès, note-t-il. Nous avons eu une bonne fréquentation. L'aspect collectif a intrigué le public. D'ailleurs les professionnels d'autres productions ont eu du mal à comprendre". Mais en venant se restaurer sur le stand, ils ont "vite compris et ont été ébahis de voir ce qu'ils ont trouvé", ajoute Mickaël Delanotte. C'est simple, "si chacun jouait de son côté, on serait incapable de se financer un stand comme celui-là" et donc de mettre en avant la race locale. "Le fait de mettre en avant nos races locales, pas forcément une filière plus qu'une autre, et de proposer une variété de produits était extra", se réjouit l'animateur.

C'est un format qui a manifestement plu au grand public au vu de l'affluence. L'enjeu était de leur faire découvrir ces races de porc locales. En effet, quand les gens pensent au jambon, "ils pensent en premier au jambon espagnol. L'idée était de montrer qu'il n'y a pas besoin d'aller très loin pour trouver du bon jambon", conclut Mickaël Delanotte.

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