Toujours plus de pistes à explorer

Denis Gautier, directeur, a présenté les actions phares conduites par le Ciirpo.
Le Ciirpo conduit une trentaine d'études avec le concours de nombreux partenaires. L'assemblée générale du 14 juin a mis l'accent sur les principales thématiques abordées.

La Haute-Vienne, berceau de la filière ovin viande, a la chance d'accueillir en son sein depuis une vingtaine d'années le Ciirpo ou Centre interrégional d'information et de recherche en production ovine. Aujourd'hui, "nous observons une montée en puissance des travaux menés, avec 28 expérimentations conduites sur le terrain et 4 études de dimension européenne", indique en préambule des travaux de l'assemblée générale Denis Gautier, le directeur. Ces études sont faites en collaboration avec des lycées agricoles, des centres de recherche, des Chambres d'agriculture, certaines au Mourier, le site du Ciirpo, d'autres sur le territoire national, au sein de centres de formation ou de fermes et pôles expérimentaux. Toutes sont encadrées par l'équipe du Ciirpo.

"Ces études se déclinent autour de quatre grands thèmes : la compétitivité économique, l'adaptation des pratiques agroécologiques au changement climatique, la santé et les conditions de travail", poursuit-il. Elles doivent répondre aux besoins identifiés au sein des élevages et apporter des solutions et sont financées au travers de différents programmes.

"On a beaucoup travaillé sur le pâturage des surfaces additionnelles (sur céréales, betteraves sucrières, vergers et vignes). On s'est intéressé aux cultures intermédiaires pièges à nitrates (cipan), à l'agroforesterie puis, via le programme Climagrof décliné en Auvergne et Limousin, à la valeur agronomique des fumiers sur plaquettes. Là, on s'intéresse à la valeur alimentaire des feuilles d'arbres en cas de sécheresse", poursuit Denis Gautier. La rénovation des prairies est à l'étude au Mourier, notamment via Prairinov, ainsi que le sursemis, la technique de récolte... Dans le cadre de Cap protéines, des essais sont faits sur le développement de l'autonomie protéique. "On a testé des protéagineux toastés, du méteil grain, le pâturage des légumineuses, la féverole en engraissement, le pâturage cellulaire des brebis au printemps... Aujourd'hui, grâce à des financements de la Région Nouvelle-Aquitaine, on met en place une mini-ferme bas carbone à Montmorillon, à Bressuire et au Mourier. Pour cela, on a entre autres planté des haies en prenant déjà en compte le bien-être animal", ajoute-t-il. La question de l'eau est elle aussi sur le devant de la scène : "Notre objectif sur le site est d'être autonome. Nous sommes en train d'installer un réseau à partir d'un forage et d'une pompe solaire", souligne Denis Gautier.

Et des projets

Le Ciirpo s'appuie sur 700 brebis et 100 ha de SAU. Huit équivalents temps plein gèrent le troupeau et mènent les expérimentations. "Nous avons pour projet de créer un bâtiment de 550 m2 qui abriterait l'espace tonte, le parc de contention et un parc de réception avec une circulation adaptée pour réaliser les manipulations. Ici, nous avons beaucoup de visites. Ce serait un outil à montrer aux éleveurs", souligne Denis Gautier. Le coût de ce projet est de 220 000 euros. Idele en financerait 166 200 euros, le PCAE 44 000 euros, d'autres organismes permettant de boucler le plan de financement. Et puis " nous réfléchissons aussi déjà à la bergerie du futur" conclut-il. Car au Ciirpo, tous croient en l'avenir du mouton.

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