Economie

Le cuir, une richesse à exploiter

Nouvelle Aquitaine
Les élus et responsables lors du lancement de la Fecna à Beyssenac, en Corrèze.
La Filière excellence et cuir en Nouvelle-Aquitaine se structure en Limousin et en Dordogne. Les acteurs se sont retrouvés le 15 octobre pour finaliser cette relocalisation.

Si la fraîcheur oblige à s'emmitoufler dans son manteau, le soleil est bien présent sur les hauteurs de Beyssenac, en Corrèze, en ce jeudi matin 15 octobre. Un ciel bleu comme un heureux présage ? C'est bien ce que voudront retenir les responsables de la Filière excellence et cuir en Nouvelle-Aquitaine, au moment d'évoquer le lancement de structuration de cette filière.

Structurer une filière, ça veut dire l'organiser de l'amont à l'aval et faire en sorte que tout le monde gagne de l'argent. En l'occurrence, il s'agit des cuirs des éleveurs de veaux sous la mère, d'un côté, et des industriels du luxe, bien implantés dans les trois départements limousins et en Dordogne, à l'autre bout. Pour répondre aux exigences de ces derniers, les peaux doivent être dès le départ exceptionnelles. « Le cuir, c'est le pétrole du luxe », s'exclame Laurent Duray, président de ResoCuir, le cluster qui regroupe les différents acteurs de la filière.

Et il sait de quoi il parle puisqu'il est également le responsable de CWD, une entreprise spécialisée dans la fabrication de selles haut de gamme. Pour lui, le cuir est « un enjeu stratégique », autant pour les industries du luxe qui se portent bien et exportent que pour les éleveurs de la région qui produisent ce cuir. Et il se réjouit qu'avec la Fecna, « nous fassions un pas de géant » pour arriver à maturité de ce projet démarré dans les années 2010. Le président de ResoCuir va plus loin que le simple aspect économique : « C'est un projet sociétal, affirme-t-il, même s'il n'est pas réalisable sans l'économie. »

Des élus au diapason

Le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, s'inscrit dans la même logique. « La Fecna donne du sens à la politique publique. » Et il se souvient que, dès les prémices de ce projet, cela était « une préfiguration de la grande Région et du rôle qu'elle devait jouer ».

Pascal Coste, président du Conseil départemental de Corrèze, loue cette volonté de s'inscrire dans le territoire. « Ces entreprises du luxe et du cuir ont fait le choix de rester à la campagne et c'est une chance pour nous tous », souligne-t-il avant de poursuivre : « De la même manière, nous devons garder des éleveurs sur notre territoire et nous n'y arriverons qu'en leur permettant de retrouver de la valeur ajoutée. »

Tous ont loué l'intérêt de cette structuration de la filière cuir en matière de bien-être animal et de protection sanitaire des troupeaux.

Dans la même thématique

La DDT est sur le pont pour assurer des versements dans les temps.
Haute-Vienne
La mise en place de la Filière excellence cuir en Nouvelle-Aquitaine prolonge le protocole qu'ont organisé le GDS Corrèze et les Tanneries Haas pour améliorer la qualité des peaux.
Nouvelle Aquitaine
Un protocole rigoureux