Déconcentrer la fonction publique

Emmanuel Macron à L'Escalier, à Saint-Léonard-de-Noblat.
À Saint-Léonard-de-Noblat, le président de la République a visité la Maison France Services puis le tiers lieu L'Escalier pour présenter sa politique de services publics.

Des fonctionnaires d'État, des agents de collectivités territoriales, des soignants, des enseignants, des responsables de ces mêmes collectivités et, bien sûr des élus, députés, sénateurs et conseillers départementaux ou régionaux emplissent la salle, finalement assez petite, de L'Escalier, ce tiers-lieu labellisé par l'Agence nationale de la Cohésion des territoires. Tous attendent Emmanuel Macron. Le président de la République est en retard, mais c'est pour la bonne cause : d'un lieu à l'autre, et notamment la Maison France Services de la commune, il a pris le temps de discuter, d'échanger, soit avec les badauds qui l'attendaient, soit avec les professionnels qu'il a pu rencontrer. Et finalement, les premiers mots qu'il prononce sont bien pour tous ces fonctionnaires : « Je veux d'abord adresser mes remerciements à l'ensemble des fonctionnaires pour leur mobilisation durant cette crise sanitaire qui n'est pas encore terminée », ajoutant : « L'État a tenu et l'État, c'est vous ».

Révolution culturelle

Au-delà des remerciements, Emmanuel Macron estime « mener une révolution culturelle » en matière de services au public. Ce que le chef de l'État entend par là, c'est d'aller à l'encontre des politiques publiques qui, durant plusieurs décennies, ont consisté à centraliser les services en fermant des agences ou représentation sur le territoire. Le président cite les divers outils mis en place par son gouvernement et adaptés à chaque niveau territorial : l'Agenda rural, les contrats "Petites villes de demain", dont bénéficie Saint-Léonard-de-Noblat, ou Action Cœur de ville. Quand certains élus approuvent en opinant du chef, d'autres hochent la tête, plus sceptiques. « Nous allons poursuivre la déconcentration que nous avons amorcé », poursuit Emmanuel Macron. « Nous avons besoin de redonner de l'espoir aux élus et aux familles », sur les territoires. Le Président en profite pour définir ce que doit être l'action publique. Elle doit selon lui privilégier « le droit à l'erreur des administrés et la bienveillance des fonctionnaires ».

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