Paris, « c'est la Rolls » des concours

Sylvain Boyer, éleveur à Château-Chervix, sera juge unique au concours de la race limousine au Salon international de Paris.
Après deux ans d'arrêt, ce sera un Haut-Viennois qui aura l'honneur d'être juge unique au concours de la race limousine à Paris. Il s'agit de Sylvain Boyer, éleveur à Château-Chervix.

Il n'a pas eu lieu depuis 2 ans, les éleveurs s'y préparent toute l'année, c'est LE rendez-vous de l'agriculture grand public, il s'agit bien sûr du Salon international de l'agriculture. Il se tiendra du 26 février au 6 mars, Porte de Versailles. « Les éleveurs sont sur les starting-blocks », déclare Sylvain Boyer, éleveur à Château-Chervix. Comme tous les ans, l'éleveur montera au salon mais cette fois-ci ce sera en tant que juge unique du concours de la race limousine. « Aller juger à Paris... C'est la Rolls, déclare-t-il avec un léger sourire.C'est une vraie récompense. Il n'y a pas plus gros en matière de public, de pression, d'animaux et de prestige. »

Bien qu'habitué du jugement de concours, c'est la première fois que Sylvain Boyer ira juger à Paris et « la pression commence à monter », avoue-t-il avec une certaine assurance. Pour cause, il est loin d'être novice en la matière. Il a commencé à juger avant même d'être installé, en 2014. Sylvain Boyer a découvert la pratique avec son oncle, Jean-Pierre Bonnet, « et puis j'ai pris le relais. Mon premier concours était à Magnac-Laval », se rappelle-t-il. Son premier Concours national limousin était en 2018, à Châteauroux Belle-Isle, dans l'Indre. Il a également jugé au CNL 2021 de Limoges. C'était d'ailleurs « un bon entraînement pour Paris. Il était très bien organisé », souligne-t-il.

En tant que juge unique, Sylvain Boyer sera le seul à prendre la responsabilité du résultat mais, loin d'être déstabilisé, il s'en réjouit. « C'est plus compliqué de juger à deux car on n'est pas toujours d'accord, explique-t-il. Lorsqu'on est seul, on prend la décision et on l'assume. » « Certains sont contents d'autres moins, le tout c'est de savoir expliquer sa décision, mais en général ça se passe bien. Il faut que ce soit cohérent. Certains sont eux-mêmes juges donc ils savent ce que c'est », raconte Sylvain Boyer.

Le Salon international de l'agriculture est très grand public. « Il faudra être plus pédagogue, moins parler des détails techniques et plus faire comprendre aux gens les parties fondamentales qui sont évaluées », se projette-t-il. Ce concours est aussi l'occasion de communiquer « sur le monde agricole qui ne bénéficie pas forcément d'une bonne image auprès du grand public et de montrer ce que la race limousine recherche ».

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